Cameroun-Sérail: Voici comment Ferdinand Ngoh Ngoh veut ‘licencier’ un proche de Biya en vain

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Cela fait plus d’un an que le pouvoir de Yaoundé a désespérément cherché à remplacer le directeur général inamovible de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), affaibli par le poids de l’âge. Un bon ami qui a toujours financé les « pires délires financiers » de Biya. «Adolphe Moudiki sera intouchable tant que vivra Paul Biya, et peut-être même au-delà», assure le sérail. Ferdinand Ngoh Ngoh, le petit Dieu d’Etoudi, comme l’appellent ses détracteurs, veut à tout prix le remplacer. Détails dans cet article signé par des collègues d’Actucameroun.

Ferdinand Ngoh Ngoh, continue désespérément à jouer les principaux chercheurs pour trouver le remplaçant d’Adolphe Moudiki à la tête de la Société nationale des hydrocarbures (SNH). l’inquiétude plane dans le sérail. À moins que le nom d’Oscar Matip ne convainc enfin le président Paul Biya.

À plusieurs reprises, il a personnellement appelé quelques magnats du pétrole, interrogé des experts du pouvoir «et passé au crible les dossiers de ces hommes sombres qui sont toujours incognito. Depuis deux ans, il y a une agitation au Secrétariat général de la • Présidence de la République (SGPR). Le maître de l’océan, Ferdinand Ngoh Ngoh, continue désespérément à jouer les principaux chercheurs du président Paul Biya qui cherche un remplaçant à Adolphe Moudiki à la tête de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), la plus importante entreprise du pays selon à un classement très populaire établi par le magazine panafricain Jeune Afrique.

Jusqu’à présent, de nombreux secrets de palais donnent des noms. La presse économique camerounaise a même laissé entendre que Perrial Nyodog, l’ancien PDG de Tradex, tenait la corde. Sauf que rien ne s’est jamais produit. Peut-être parce que Paul Biya n’a vraiment pas encore décidé de laisser partir Adolphe Moudiki. Une hypothèse qui ne manque pas de convaincre dans les hautes sphères de l’administration et dans les milieux pétroliers. La raison est double.

Caisse noire

Pour commencer, il est reconnu que le départ à la retraite des hauts fonctionnaires du gouvernement est laissé à la discrétion de Paul Biya lui-même. La presse avait largement fait écho à la demande de Marcel Niât Njifenji, le président du Sénat, qui restait lettre morte. Dans ces conditions, il n’est pas certain que le président laisse partir Adolphe Moudiki, qui a confié, selon Jeune Afrique, à plusieurs proches qu’à 81 ans, il aspire à aller se reposer. Surtout qu’il est fatigué de la maladie. La deuxième raison est que le profil du patron de la SNH ne fait pas vraiment tourner les rues.

En vingt-sept ans, Adolphe Moudiki, connu pour être un silencieux charismatique, a réussi à faire évoluer la SNH sous le radar comme le souhaitait le président. En effet, ce monstre est très loin d’être une simple entreprise. Au contraire. Le Fonds monétaire international (FMI) considère qu’il s’agit d’une caisse noire. Depuis 1990, cette institution bancaire recommande à l’Etat du Cameroun de budgétiser les revenus générés par la SNH.

L’objectif est de contraindre Yaoundé à cesser d’utiliser cette entreprise comme mécanisme de financement hors budget de certaines activités souveraines. Ce n’est pas pour rien que la SNH a été désignée par le palais d’Etoudi comme bailleur de fonds au début des années 2000, lorsque Yaoundé a voulu acheter un avion présidentiel en trompant la vigilance du FMI. Ce n’est pas non plus pour rien que le président du conseil d’administration de la SNH a toujours été le SGPR.

En son temps, Jean Assoumou Mvé a fait savoir qu’il ne rendait compte qu’au chef de l’Etat. Lorsqu’il a dû être remplacé en 1993, Paul Biya a immédiatement pensé à Adolphe Moudiki, un magistrat très discret qu’il connaît depuis longtemps. Les deux se connaissent depuis les années 1970, lorsque Paul Biya a été nommé Premier ministre par le président d’alors Ahmadou Ahidjo.

Il lui amène Moudiki, qui finit par occuper le poste de secrétaire général de la prima-tuhe. Il est donc tout à fait normal de retrouver Moudiki à la présidence en costume de directeur du cabinet civil, quatre ans après que Biya a accédé à la fonction suprême. Plusieurs fois ministre, c’est finalement à la SNH que cet homme de fichiers continuera à servir son patron pendant plusieurs années.

Si la passation était claire en 1993, cette fois, rien n’est vraiment facile. Parce que Paul Biya ne recherche pas seulement un homme compétent. Le prochain patron de la SNH doit encore être un homme de fichiers qui échappe aux réseaux sociaux. Malheureusement, trouver un tel profil en ce moment ressemble beaucoup à la quadrature du cercle, si l’on regarde l’analyse de quelques observateurs avertis de la question.

L’inquiétude est palpable

C’est tellement que les mêmes


SOURCE: https://www.w24news.com

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