Crise anglophone : Découvrez comment Etoudi attaqué depuis les États-Unis

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Dans un communiqué publié le 22 novembre sur le site du magazine américain Foreign Policy, le Cameroun a été accusé d’avoir trompé la communauté internationale dans son engagement contre Boko Haram et le groupe des États islamiques en Afrique de l’Ouest. Selon le texte, Yaoundé utiliserait les ressources mises à disposition à cet égard par ses partenaires, dont les États-Unis, pour mener une guerre jugée illégitime contre les séparatistes.

«La communauté internationale ne doit pas tomber dans ce piège. Au lieu de cela, l’aide à une administration contrôlée par Paul Biya qui fait face à des difficultés financières devrait être réévaluée. Après plus de trois ans d’intenses opérations militaires dans des régions anglophones critiques, l’économie camerounaise est sous le choc. Pourtant, les maigres ressources restantes continueront-elles d’être consacrées aux importations d’armes, à la formation, aux infrastructures et aux opérations militaires? «Lisez cette publication.

Des militants déguisés?

L’attaque est menée par deux « chercheurs » américains, dont Bill Burton, qui a été présenté comme analyste pour la « Cameroon Anglophone Crisis Database of Atrocities ». La plateforme est dite apolitique mais a un processus mal expliqué de collecte et d’examen des informations et ses publications sont toujours des mises en accusation contre le gouvernement camerounais. Par ailleurs, le texte ne contient aucune information sur le montant et le volume des ressources que le Cameroun a reçues dans le cadre de la lutte contre Boko Haram et prétendument détournées pour le conflit dans le monde anglophone.

Début 2019, Washington a réduit l’aide militaire à Yaoundé. Pour justifier sa décision, l’administration Trump a cité « ? De graves violations des droits de l’homme? » et pas de détournement de ressources. Un argument qui a également été contesté par les autorités camerounaises. Non sans raison. Une autre analyse montre que la présence américaine dans les zones de conflit au Cameroun aurait été réduite car la menace pour les intérêts américains n’y est pas grande, comme le montre cet outil de suivi. L’organisation américaine a appelé le Council of Foreing Relations. En réalité, le Cameroun ne figure même pas sur la liste des pays où le conflit constitue une menace importante pour les intérêts américains.

Propagande séparatiste

Le texte suggère également que la crise anglophone ne peut être résolue avec l’aide de la France et la médiation de la Suisse. Les auteurs du texte estiment également que les initiatives du gouvernement camerounais pour répondre aux demandes des Camerounais du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont «un bluff destiné à tromper l’opinion publique internationale».

Ces derniers reflètent même la rhétorique séparatiste qui parle régulièrement d’un «risque imminent de massacre de masse contre les ressortissants des régions anglophones». Une position qui n’est pas documentée. Selon cette plateforme indépendante, qui clarifie les conflits dans le monde en reliant les chiffres, l’intensité des combats diminue. En outre, les actes de violence enregistrés ces derniers jours sont l’œuvre de groupes armés. Cela a incité le département d’État américain à avertir la diaspora qui soutient les actes de violence dans le nord-ouest et le sud-ouest.

REF: stopblablacam.com

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