Vérités incontournables sur la situation politique au Cameroun :: CAMEROON

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1 – Depuis l’avènement du MPDR, Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation sur la scène politique camerounaise, nous avons essayé d’apprendre, d’entendre, d’écouter, de recevoir des conseils de toute part, de faire attention, d’apporter un peu de nous-même et de fraîcheur dans les thèmes ainsi que dans le sens de l’actualité. Nous avons essayé d’imprimer une marque, de créer un discours différent, mieux adapté à l’éthique d’une société qui veut la paix et souhaite la paix. Nous avons essayé d’apaiser et de dire à haute et intelligible voix, que nous voulons servir de point de rencontre des différences et des oppositions, de chambre d’arbitrage des querelles, des incompréhensions et des erreurs de jugement.

2 – Si nous nous sentons encouragés, et croyons fermement que nous sommes sur la bonne voie au regard de l’accueil qui nous est réservé un peu partout, nous sommes néanmoins très déçus et plus que peinés par certaines expressions, certains discours et comportements qui envahissent l’air ces derniers temps. Nous voulons certes demeurer des porteurs et des promoteurs du dialogue et de la réconciliation, des partisans acharnés de la paix avec tous, par tous et pour tous, mais nous pensons très sincèrement que le moment est venu, de nous dire certaines vérités, de les mettre sur la table publiquement et ouvertement, afin que chacun sache de quoi on parle, de quoi est fait et a été fait ceci ou cela, comment et pourquoi ceci ou cela nous arrive comme il nous arrive et comme on le voit.

A – Pour le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Paul BIYA, Le Patriarche, le Père et Grand-Père, le Fils et le premier Citoyen du Cameroun

3 – Puisque certaines envolées irresponsables à la limite de la provocation et de l’appel au meurtre, semblent se focaliser sur la personne du Chef de l’Etat, je veux ici et maintenant, de la manière la plus éloquente et sereine, prendre mes responsabilités d’intellectuel, de père de famille, de citoyen honnête, de personne humaine ordinaire profondément attachée à la paix, d’Africain rituellement voué à la vénération de nos coutumes et traditions, au respect d’autrui, au respect des anciens, des parents et grands-parents et des patriarches, rappeler des évidences.

4 – Si quelques étrangers peuvent prétendre ne pas le savoir, nous autres Compatriotes, n’avons pas le droit de cacher la vérité à nos enfants, encore moins de la traiter avec distorsions et méprises. Quand j’entends PAUL BIYA doit partir, répété avec un ton qui frise l’importation des discours entendus dans un autre contexte et sous d’autres cieux, je m’insurge vertement et avec raison. En effet notre président n’est pas comparable à un autre et ne devrait pas être présenté sous aucun autre ciel, tant il a accédé au pouvoir dans la paix, pour et par le mérite, pour ce qu’il était comme serviteur honnête et loyal de nos institutions et collaborateur intègre de son patron. Pour ceux qui ont connu et compris le premier président du pays, SE. El Hadj Hamadou Ahidjo, c’était le choix pour le Cameroun, pour la préservation de ce qui est cher et très cher dans la vie d’une nation, d’un pays, d’un Etat, d’une république. On ne peut donc pas, et rien ne le permet ni ne le justifierait pas plus maintenant que plus tard, parler de Paul Biya comme d’un homme qui a usurpé le pouvoir, ou qui y aurait accédé par des voies impropres, inappropriées, contestables, immorales ou morbides. Rendu à cet âge, par la seule grâce divine, il a droit au respect, et chez nous en Afrique, cela s’impose sous peine de la malédiction suprême pour ceux qui auraient tendance à l’oublier.

5 – Ceux qui véhiculent ce discours, et excitent des esprits simplistes et simples à les suivre dans ces envolées totalement et absolument contraires au bon sens et aux vérités historiques, sociales et politiques sur l’homme, rendent un très mauvais service à notre pays, aux jeunes générations et même à eux-mêmes.

6 – Le Président n’est certes pas parfait, mais nous devons reconnaître son caractère honnête, intègre et loyal dans le genre de haut commis de l’Etat et de citoyen responsable et réservé qu’il a été et demeure. Peut-être que c’est le genre de peuple que nous sommes qui est encore plus le problème de notre pays, que le genre de personne et de président qu’il est. Chacun devrait aller méditer intérieurement et interroger profondément sa conscience.

7 – Dites-moi donc qu’en tant que président, il y a des choses à lui reprocher, un bilan à ausculter et à débattre, et là, je dirai oui, mais pas dans le ton, les méthodes, les affirmations et les invectives que certains déversent à longueur de journée dans les réseaux sociaux. Le premier président du pays, visionnaire, conservateur et homme d’Etat d’exception qu’il fut, nous a peut-être épargné de moult drames en portant son choix sur Paul Biya. Il ne nous appartient pas de sonder le destin rétrospectivement ni d’interroger les choix du seigneur, mais croisons les doigts en signe d’acclamation pour ce qui est, et ce qui se présente. Acceptons d’assumer collectivement le destin d’hier et celui d’aujourd’hui, pour mieux concevoir et préparer celui de demain. Nous pouvons nous donner la main, nous rassembler, nous unir pour débattre dans la convivialité et travailler pour des lendemains meilleurs, sans toutefois déployer ni développer des instincts inutiles de confrontations. Nous sommes du reste individuellement et collectivement responsables de l’état des lieux de notre pays, que nous soyons sur place ou expatriés. Le petit doigt en l’air en signe de virginité est impossible.

8 – Notre pays est complexe et riche à la fois, divers et surprenant par tout ce qu’il renferme et les têtes bien faites qu’il a produites et regorge. Pourquoi aurions-nous besoin de haines et des invectives pour nous parler, pour nous regarder, pour nous expliquer, pour nous entendre et pour nous comprendre ?

9 – Restons confiants et sachons tous, qu’un chef d’Etat demeure un chef d’Etat, et que mieux, dans le contexte de notre pays, l’homme qui a accédé pacifiquement à la tête du pays, saura en repartir exactement comme il y est parvenu. Paul Biya prépare et assurera lui-même sa succession, une transition pacifique. Personne ne le contraindra de quitter le pouvoir par la force ni par tout autre moyen et voie non constitutionnel. Toute tentative dans cette direction, qu’elle soit proprement de chez nous, ou diligentée avec des concours extérieurs, sera inacceptable et nous conduira dans une regrettable impasse, voire dans des drames insoutenables. Le Cameroun reste et restera le Cameroun, avec ses réalités et ses complexités.10 – A tous ceux qui se veulent porteurs des discours de mimétisme, je veux ici leur adresser le seul conseil qui soit juste : changez de discours et revenez à la raison puis à la maison, votre maison, notre maison, celle qui correspond à une lecture et à une compréhension sage et intelligente des réalités de notre pays. Personne n’ignore qu’au-delà de la demande de ce que l’on appelle changement, se cache ou se profile implicitement des relents de vengeance, de règlements des comptes, de restitution de certaines frustrations. Ne tirez donc pas trop sur la corde, et prenez garde de ne pas lever des poussières étouffantes. En évoquant les abeilles, le ministre Paul Nji Atanga a eu recours à une image juste, mais certains comme c’est devenu une habitude chez nous, préfèrent s’en amuser. C’est tout simplement regrettable que l’on ne puisse plus ni dire la vérité, ni éduquer les gens dans le bon sens, dans leurs intérêts et dans celui des jeunes générations, à supposer que les adultes jouent aux sourds et préfèrent le pire et leur propre perdition.

11 – Des affaires récentes, notamment dans la vallée du Ntem et dans le Wouri, ont donné lieu à des débordements verbaux inacceptables, regrettables de tous les points de vue. Le pays composite, riche et diversifié que nous sommes, autorise des humeurs revendicatrices et des demandes spécifiques de temps à autre, de part et d’autre, d’une partie de la population, d’une région, d’un groupe. Nous devons apprendre à écouter tout le monde et à considérer tout le monde. Personne n’a le droit de s’en prendre à une partie de nos compatriotes qui se plaint pour une raison ou pour une autre. C’est au gouvernement interpellé d’examiner et d’apporter des réponses.

12 – Certes, quelques notions brutales, sans doute mal explicitées contenues dans la constitution, offrent l’occasion de polémiques à répétition, mais dans le fond, nous avons tous la responsabilité de veiller à ce que toutes les composantes de la grande nation camerounaise, se sentent en sécurité, respectées, protégées et écoutées et considérées. Traiter des populations de sauvages parce qu’elles émettent des revendications n’est ni juste ni honnête. Chassez le naturel et il reviendra au galop. De tout temps et partout dans l’histoire, les problèmes fonciers ont divisé les peuples et ont constitué des sources de conflits. Mais de tout temps et partout, les gouvernements se sont penchés sur ces problèmes et ont essayé d’y apporter des réponses. Nous y sommes et devons réfléchir sereinement sur la meilleure façon de nous y prendre, sur les bonnes lois, sur les meilleures applications. Les polémiques stériles et les discours injurieux et haineux n’y changeront rien et ne masqueront pas les réalités qui s’imposent et s’imposeront. La patience ne veut pas dire que l’on accepte tout ou que l’on oublie certaines choses, dérives, erreurs et fautes. Il en est ainsi des inscriptions et des références des origines ethniques sur les fiches des examens et concours, sur les actes de naissance et les actes de mariage, sur les fiches d’identification et les formulaires de demande de passeport. Pas à pas, petit à petit, nous franchirons des étapes et procéderons à des corrections, des abandons, des révisions. Le dialogue ce n’est pas une affaire d’un jour ou de trois jours, c’est un exercice permanent, tant que des êtres humains existent, et tant qu’ils rencontrent des problèmes et des difficultés pour se parler, coexister et évoluer ensemble dans un cadre quelconque.

13 – Je veux ici l’affirmer avec force, constance et confiance. Ce groupe, cette composante de notre communauté nationale, a une responsabilité et une mission exceptionnelles, délicates et cruciales dans la stabilité de notre pays, dans la coexistence pacifique de toutes les composantes et dans l’équilibre d’ensemble en matière de développement harmonieux. Présents partout, il leur revient de porter le meilleur témoignage de l’intégration et de l’unité, de même que de l’efficacité et de la célérité de notre système de gouvernance pacifique. Le discours sur la chasse aux Bamilékés doit cesser et être considérée comme en totale inadéquation avec la réalité, avec nos réalités. Ce qui est trop visible est toujours plus connu, plus regardé, plus surveillé, plus jalousé et plus envié aussi. IL leur appartient en effet, de rassurer et d’assurer, dans l’intérêt général et pour la cohésion et la stabilité de l’ensemble.

14 – Ce constat et ces conseils, me conduisent à dire aux Bamilékés, particulièrement ceux qui veulent faire la politique, de prendre le soin de ménager les susceptibilités et de se faire les messagers du partage, du rassemblement, du respect des institutions et de la protection de tout le monde. Il en va ainsi autant dans les arcanes du parti au pouvoir, où je me permets de louer la sagesse et la dextérité du Grand Frère Jean Nkuété, que dans l’opposition que j’interpelle fraternellement et humblement. Lorsque Paul Biya affirmait à Bafoussam en 1991, que le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas, il ne posait pas seulement un acte révélateur d’une d’un état matériel, historique et anthropologique de la politique camerounaise, il adressait un vibrant message aux Bamilékés : Attention ! Attention ! Attention. D’autres peuvent et pourront plaider l’ignorance et l’erreur, et demander des circonstances atténuantes, mais pas vous, parce que vous n’avez pas ou plus le droit à l’erreur.

15 – J’invite tous et chacun à le comprendre et à bien le comprendre, et je veux ici parler à mon père, mon grand-père, mon complice et grand roi vénéré Sokoudjou Jean Rameau de Bamedjou. La place des Bamilékés ne saurait plus se trouver dans le défi aux institutions. Nous en avons trop souffert par le passé, et nous en sommes sortis avec des stigmates durs à effacer et à cacher. Rien dans nos coutumes, rites et traditions, ne nous prédispose à entrer en conflit avec les autres composantes du pays, et rien ne nous protège pour orchestrer le bras de fer avec les représentants de l’Etat. L’Etat moderne tel qu’il se construit et évolue au Cameroun, a besoin de la plénitude de compétence et de la totale discrétion de l’exercice du pouvoir, du contrôle des privilèges et de l’encadrement des populations, au-delà, par-delà et au-dessus des monarques traditionnels ainsi que de toute chapelle. Il faut se souvenir que de nombreuses chefferies à l’ouest furent incendiées, parce que soupçonnées d’être des repères des hors-la-loi, même si dans la plupart des cas il s’agissait des nationalistes authentiques. Il faut éviter de récréer une situation d’opposition ou de soupçon de dissidence, qui mettrait en danger l’existence même des chefferies traditionnelles.

16 – Aux leaders politiques Bamilékés, l’intelligence s’impose donc avec urgence, et toute dérive couterait trop cher à cette communauté, un prix qu’elle n’est plus prête à payer, tant elle sort d’une histoire déjà complexe, assez douloureuse et tourmentée. La jeunesse Bamiléké surtout, doit le savoir et éviter d’être trompée, elle qui est en première ligne des invectives dans les réseaux sociaux. La patience est la mère des réussites, pendant que la précipitation, l’opportunisme et l’ingratitude conduisent inéluctablement à l’échec. L’exemple de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire nous parle et nous révèle la sagesse des anciens, des aînés et des patriarches. Le Président Ouattara n’aurait certainement pas eu besoin de se présenter pour un nouveau mandat, si Soro était demeuré loyal, patient, sage et attentif du temps. Il est presque certain qu’après le décès du dauphin désigné, le président aurait immédiatement passé le relais à son autre fils Guillaume. Comprenne qui voudra et qui pourra.

17 – IL est important pour moi de souligner ces faits, simples mais justes. Je le fais sans complexe, avec une légitimité évidente et non démentie, pour avoir souvent porté la cause de cette communauté, parlé pour elle et assumé la responsabilité de démarches, de négociations ouvertes et secrètes pour prouver sa bonne foi, son attachement à la paix et son respect des institutions de notre pays. Je le fais aussi, afin de décourager tous ceux qui défilent pour me tenir des propos ambivalents, blancs le jour et rouges la nuit. L’hypocrisie est toujours un danger pour ceux qui s’y adonnent et ce n’est pas mon genre. Nous devons être sincères et francs, non seulement avec et envers nous-mêmes, mais également envers et avec nos compatriotes. Le doute est la pire des malédictions, et il faut éviter de la semer dans nos rapports avec les autres

18 – Je veux me rassurer, que nos compatriotes reviennent à la raison très vite. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de place au Cameroun pour des incendiaires, des promoteurs de la violence et de la haine. Ceux qui aspirent à parvenir au sommet du pouvoir en recourant à des meurtres par procuration, devraient se souvenir de la mémoire de nos plus grands martyrs. L’heure est au rassemblement par des idéaux pacifiques et de fraternité, et non par des appels tentaculaires à l’irresponsabilité et au désordre, à l’incitation à la guerre civile. Dans tous les cas, il y a un Etat, et cet Etat prendra ses responsabilités, toutes ses responsabilités.

19 – Quand nous évoquons le dialogue et la réconciliation, deux notions, deux ambitions, deux pans de notre projet et de notre démarche, nous partons sur la base de ce que l’histoire de notre pays nous enseigne. C’est une histoire de tolérance et de paix, de coexistence sans heurts ni vengeances ni appels au meurtre. Certes, nous ne refusons pas qu’il existe des problèmes et que le pays doit avancer en les prenant en compte, qu’il doit se moderniser et s’imposer sur la scène mondiale à l’instar de tous les autres, mais nous devons être positifs quoi qu’il advienne. Nous assumons notre histoire, pleinement, avec les moments de peine et de luttes pour l’indépendance et pour la dignité, avec nos erreurs. Nous saluons à cet effet la loi de 1991 sur la réhabilitation des figures marquantes de cette histoire. Nous croyons à jamais et pour toujours, que le dialogue et l’union sacrée, comme moteur de travail, moteur de rendement, moteur de production et de consommation, demeure notre seul et meilleur salut.

20 – Aux compatriotes de la diaspora, il faudrait redoubler de patriotisme réellement, et conforter les acquis de la cohésion nationale, les petits pas des réparations et des réaménagements des outils et des instruments du dialogue et du vivre ensemble. Le vaste mouvement diplomatique opéré depuis quelques temps par le chef de l’Etat, et qui se poursuit, va dans ce sens et montre son écoute et sa prise en compte des demandes et des récriminations de la diaspora. A Paris par exemple, mon collègue André est un diplomate studieux, calme, pondéré, réservé, affectueux, travailleur et compréhensif doté d’un sens extraordinaire d’écoute. Ses premières décisions et gestes le prouvent amplement. Il en va de même pour le collègue et homonyme Jean Claude de Malabo, et idem pour Ankara et ailleurs. Ne regardez pas leur ethnie, jugez par leur travail et vous serez satisfaits, entièrement satisfaits. Par endroit il y a une certaine confiance à reconstruire et à rétablir, particulièrement à Paris, mais soyez rassurés, ils sont à la hauteur et réussiront dans le job.

21 – Qui met en péril la sécurité des personnes et des biens dans ces régions ? Qui organise la destruction et l’incendie des édifices publics et des structures sanitaires, des moyens de communication ? Qui empêche les populations de vaquer à leurs occupations ? qui assassine lâchement les citoyens et citoyennes ? Que ceux qui font de la situation dans ces deux régions leur fonds de commerce, répondent clairement et sans détours à ces questions simples et vraies. C’est l’occasion de déplorer les déclarations et affirmations de quelques individus qui depuis des cachots d’exil à l’étranger, déploient la haine et des mensonges comme un métier de diable. Cette distorsion volontaire et provocatrice des faits et des actes, ne nous rend pas service et ne leur rend pas service. Les souffrances des populations qui subissent la loi des terroristes invisibles, n’ont pas besoin d’être trafiquées ni détournées pour de bas calculs politiciens à l’intérieur, ni pour des faire-valoir et des prébendes au bénéfice de quelques exilés fuyards qui s’improvisent comme leurs représentants.

22 – Ainsi donc, il y a une réelle malhonnêteté à vouloir exiger du gouvernement, un cessez-le feu, là où il n’a ni commencé le feu ni attisé le feu, mais au contraire s’évertue à éteindre le feu et à empêcher les pyromanes de poursuivre leurs besognes criminelles.

23 – Dans tous les cas, et à l’attention de ceux qui parlent de cessation des hostilités, ils doivent savoir que le gouvernement camerounais n’a jamais refusé ni éconduit d’éventuelles bonnes volontés ou bons offices dans ce sens. La main a toujours été tendue et la porte est en permanence ouverte, à la fois pour les chefs visibles, les meneurs invisibles et cachés, et les artificiers et exécuteurs d’ordres bruts et brutaux. Les efforts engagés par le gouvernement, pour la réinsertion des anciens subalternes repentis, montrent que des progrès sont possibles et que la paix peut et devrait revenir dans les deux régions, à condition que toutes les parties y investissent la bonne foi et une volonté effective.

24 – La position du MPDR a déjà été exprimée avec clarté, engagement et sincérité. C’est la parole respectée, la promesse tenue, et une avancée voire une transformation incontestable de notre système de gouvernance. Le Cameroun entre dans un âge majeur et mature de la politique d’organisation démocratique et populaire de son territoire. Au-delà de la mise en œuvre effective des résolutions du Grand dialogue national, il faut convenir que nous trouverons dans cette avancée, assez de raisons et de pistes, pour réaliser les derniers efforts nécessaires, en vue de répondre à toutes les attentes ou à l’essentiel des attentes, de nos compatriotes des deux régions plongées dans la turbulence.

25 – Le MPDR saisit l’occasion, pour condamner avec véhémence, l’assassinat lâche d’un jeune policier récemment à Bamenda par des hors la loi, alors qu’il était en service normal. Cet autre acte lâche n’a pas hélas, été condamné avec bruits par ceux qui disent s’intéresser à la paix dans les deux régions, sans jamais apporter la preuve du sérieux de leurs déclarations ni de leurs démarches en faveur des populations au quotidien. Que la famille de ce martyr, de même que la grande famille de la police, ainsi que de toutes les forces de défense et de sécurité, reçoivent ici les condoléances patriotiques de notre parti. Nous ne saurions dans le même registre, omettre de présenter également des condoléances, aux familles des dernières victimes des attentats des kamikazes de la secte terroriste de Boko Haram, commis durant le weekend du 13 septembre dans l’extrême nord du pays.

26 – Pour conclure, le MPDR appelle tous nos compatriotes, de l’intérieur et de l’extérieur, à faire preuve de responsabilité, de tolérance et de patriotisme. Les actes de violence, les démonstrations de haine et les incitations au tribalisme primaire, ne nous avancent pas et ne résoudront aucun de nos problèmes, ni ne répondront à aucune demande concrète de qui que ce soit.

27 – Le dialogue, rien que le dialogue et toujours le dialogue comme serment, comme profession de foi et comme finalité de notre démarche, de toute démarche et porteur de toutes nos espérances, c’est la clé. Voilà ce qu’il nous faut ! Voilà ce à quoi il faut croire et se résoudre.

28 – La politique, si tant est que c’est d’elle qu’il s’agit, dans les actes et les appels de certains, n’a jamais été et ne saurait être un exercice de sécrétion de troubles, de nuisances et de haines dans la société. La politique est un art des plus simples de gestion de la cité, de responsabilité individuelle et collective, de valorisation de tout ce qui nous est cher, et de préservation des meilleurs témoignages par nos actes, et par notre travail, pour les générations futures.

Avançons avec le dialogueAvançons avec le CamerounVive le MPDRVive l’esprit de FulassiVive le Cameroun Yaoundé, le 15 Septembre 2020 SHANDA TONMEPrésident, Médiateur Universel

2005 – 2020 camer.be


SOURCE: https://www.w24news.com

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