9-1-1 saison 3 sur M6 : le tsunami, la pandémie, Jennifer Love Hewitt… les confidences du showrunner

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    Ex. :
    Stranger Things, Grey’s Anatomy, Banshee, The Walking Dead

    M6 lance ce soir la saison 3 inédite de « 9-1-1 » qui débute sur un épisode où un tsunami gigantesque ravage les côtes de Los Angeles. Le showrunner Tim Minear revient pour nous sur les coulisses du tournage de la catastrophe et bien d’autres choses…

    AlloCiné : La saison 2 de 9-1-1 était marquée par un spectaculaire tremblement de terre. Vous vous êtes surpassés en saison 3 avec un incroyable tsunami dans les trois premiers épisodes. Quel challenge cela représentait du point de vue de la production ?

    Tim Minear, showrunner et producteur exécutif : Nous voulions proposer quelque chose d’encore plus énorme que le tremblement de terre, qui nous avait vraiment épanoui d’un point de vue créatif, et l’idée du tsunami nous est venue assez naturellement. A titre personnel, j’ai été marqué par les grands films catastrophe des années 70 comme Tremblement de terre justement et c’est de ça dont j’avais envie. Tout de suite, la question a été de savoir si c’était crédible. Dieu soit loué, Los Angeles n’a jamais été touchée par un tsunami, mais en 2020 tout est possible… Ensuite, est-ce que c’était réalisable ? On avait comme référence le film plus récent The Impossible. On a regardé comment ils avaient réussi ce tour de force et on s’en est inspiré, avec nos moyens à nous, qui ne sont pas ceux du cinéma. 

    On est parti voir à Mexico ce qu’il était possible de faire et on a découvert que James Cameron  avait fait construire pour Titanic des bassins d’eau gigantesques, qui sont toujours là-bas, au bord de l’océan. Alors on a construit des décors des rues de Los Angeles autour, ainsi qu’une réplique grandeur nature de la jetée de Santa Monica et sa célèbre grande roue, que l’on a ensuite immergés d’eau pendant le tournage. Au final, tout est réel, ou presque. De vrais acteurs, dans un vrai décor, avec un vrai horizon d’océan. Le résultat est du coup très convaincant, y compris pour les acteurs qui ne sont pas face à des fonds verts ou du carton-pâte comme c’est souvent le cas. Et le public ne s’y trompe pas. Il sent quand quelque chose est faux. L’immersion est réelle ici, ça marche vraiment.

    Vous évoquez le budget d’un épisode. A quel niveau « 9-1-1 » se place par rapport à une série de network plus classique ?

    C’est un budget normal pour un show de cette taille en réalité. Il arrive parfois que l’on dépasse ce budget, mais il y a aussi des épisodes plus calmes, qui coûtent moins cher, qui permettent de compenser certains dépassements. On a dépensé plus sur ces épisodes spéciaux que sur d’autres. C’est une question d’équilbre en somme.

    On travaille dessus en ce moment, on a écrit plusieurs scénarios déjà, prêts à être tournés dès que la situation sanitaire le permettra. Ce qui nous importe, ce n’est pas forcément de proposer quelque chose d’encore plus énorme, mais quelque chose qui serait au moins aussi excitant. Je ne sais pas si on peut faire plus fort que le tsunami honnêtement, à moins d’avoir une invasion extra-terrestre ! Et ça arrivera plus rapidement dans la vraie vie que dans la série, à l’allure où vont les choses !

    Oui. Quand la saison 4 commencera, nos personnages auront vécu la pandémie, comme nous, les protocoles d’interventions auront évolué. Pour autant, je ne veux pas que la COVID-19 prenne le pas sur tout le reste, mais je veux que l’on montre comment ils ont vécu tout ça, comment ça a impacté leur quotidien de travail. Il est important de dire aussi que la vie continue, différemment, mais elle continue. 

    Au cours des saisons 2 et 3, il y a eu beaucoup d’épisodes centrés sur un personnage en particulier revant sur son passé avec des flashbacks. Une partie du public les adore, une autre les déteste. Est-ce que vous allez poursuivre sur cette voie et en quoi ils sont importants selon vous ?

    Ils sont importants afin de creuser les personnages, les comprendre plus profondément. L’idée au départ, c’était de montrer pour chacun d’entre eux quelle était la raison qui les avait poussés à choisir ce métier à risques. On le fait petit à petit pour tous nos personnages principaux. Il ne s’agit pas de tourner en rond, évidemment. La matière n’est pas infinie. En saison 3, on raconte les débuts d’Athena (Angela Bassett) et c’est quelque chose d’assez différent par rapport à ce que l’on a fait précedemment. En saison 4, on s’intéressera aux débuts de Buck (Oliver Stark). Je sais que ce système ne plaît pas à tout le monde, mais les avis sont globalement positifs et c’est ça qui est important. On ne peut pas faire l’unanimité. 

    Jennifer Love Hewitt a rejoint la série lors de la saison 2. Elle est de retour en saison 3. Qu’est-ce que vous aimez chez ce personnage, chez cette actrice et qu’est-ce qui l’attend dans ces nouveaux épisodes ?

    Je suis un grand fan de Jennifer Love Hewitt, depuis toujours. C’est une femme délicieuse et c’est une star, une vraie star de télévision aujourd’hui. Il y a comme une évidence quand elle apparaît à l’écran. C’est quelqu’un avec qui on a envie de passer du temps, quelqu’un qui réussit à vous emporter avec elle dans ses histoires. J’adore aussi son personnage, Maddie. On adorait tous Abby en saison 1, et son interprète Connie Britton, qui est unique en son genre. Mais ce n’était pas toujours facile de relier ses histoires au centre d’appel à celles des premiers secours. Avec Maddie, comme elle est la soeur de Buck, c’est plus fluide pour l’intégrer à l’ensemble. Tout le monde se connaît au boulot mais aussi en dehors. C’est une grande famille, avec des branches différentes que l’on explore, des dynamiques ainsi sans cesse renouvelées. 

    Maddie, c’est une femme qui a réussi à repartir à zéro après avoir vécu des choses dramatiques et traumatisantes. C’est l’histoire d’une résilience et d’une réinvention. C’est très beau, ça la rend vraiment attachante. En saison 3, elle poursuit sa reconstruction, non sans mal. Il va lui arriver pas mal de choses !

    M6 diffusera prochainement la série dérivée 9-1-1 : Lone Star, dont vous êtes aussi producteur. Selon vous, qu’est-ce qui la différencie de « 9-1-1 » ?

    J’aime bien dire que Lone Star est la version « saveur barbecue » de 9-1-1 ! Elles sont différentes en ce sens qu’elle ne sont pas directement liées et que l’on suit un tout autre groupe de personnages. Lone Star se déroule au Texas, dans une plus petite ville, l’atmosphère est donc d’emblée différente. Le héros est incarné par Rob Lowe, qui vient de New York, qui a démarré sa carrière à l’époque du 11 septembre, ce qui l’a forcément beaucoup marqué. Il y a survécu et ses capacités sont repérées par la mairie d’Austin qui a besoin de quelqu’un pour reconstruire une caserne flambant neuve après une terrible explosion qui a fait beaucoup de morts. Il doit constituer une nouvelle équipe et la diriger, accompagné de son fils qui n’est pas là de son plein gré…

    Vous avez travaillé sur un nombre impressionnant de séries (Angel, Dollhouse, Wonderfalls, Feud…), dont certaines sont devenues cultes. Si vous pouviez en relancer une, ce serait laquelle ?

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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