«Fortnite» contre Apple : qui sera le dernier survivant ?

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    Bataille royale dans le numérique. Depuis le 13 août, les propriétaires d’iPhone et d’iPad ne peuvent plus télécharger l’application Fortnite ni la mettre à jour alors qu’est sortie ce jeudi la quatrième saison du jeu à succès. Epic Games, le studio américain développeur, accuse Apple d’abus de position dominante et de «pratiques anticoncurrentielles». Retour sur un conflit pas si inédit qu’il en a l’air.

    Le bras de fer commence le 13 août. Le studio américain de jeux vidéo Epic Games met en place une plateforme pour permettre aux joueurs de Fortnite de contourner les systèmes de paiement d’Apple et Google. Petit rappel pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des moins de 15 ans dans leur entourage : lancé en juillet 2017, le jeu en ligne est devenu un véritable phénomène de société, rassemblant des dizaines de millions d’adeptes à travers le monde. Le principe ? Vous êtes parachuté sur une île déserte avec d’autres joueurs, que vous devez tous éliminer afin d’être le dernier survivant, le tout dans un décor plus proche du cartoon que du film d’action ultra violent.

    Fortnite est gratuit lors du téléchargement mais les joueurs sont encouragés à sortir leur portefeuille pour acheter de la monnaie virtuelle, nécessaire pour enrichir leur expérience. Sauf qu’à chaque fois qu’un achat est effectué dans une application tournant sur leur système d’exploitation, Apple et Google récupèrent une commission de 30%.

    La réaction des deux géants face à l’affront d’Epic ne se fait pas attendre : Fortnite est tout simplement supprimé de l’App Store d’Apple et du Play Store d’Android. Les joueurs l’ayant déjà installé peuvent continuer de jouer, mais impossible de procéder à un premier téléchargement ou à une mise à jour.

    Epic Games, qui semblait espérer cette réaction des deux géants, brandit dans la foulée une plainte contre Apple pour abus de position dominante et «pratiques anticoncurrentielles». Une petite subtilité différencie la firme à la pomme de Google : elle interdit aux développeurs de vendre leurs applications sur une autre plateforme que l’App Store. «Le fait qu’Apple supprime Fortnite démontre son immense pouvoir et sa capacité à imposer des restrictions déraisonnables pour maintenir illégalement son monopole», affirme la plainte, qui qualifie la taxe de 30% de «tyrannique».

    Dans le document d’une soixantaine de pages, Epic Games accuse Apple d’être «devenu ce contre quoi il pestait autrefois : le mastodonte qui veut contrôler les marchés, faire obstacle à la concurrence et étouffer l’innovation». Le studio demande une baisse de la commission et l’autorisation de créer d’autres magasins d’applications que l’App Store sur les iPhone et iPad.

    Epic Games ne se contente pas d’attaquer sur le terrain judiciaire. Le studio se lance en même temps dans une gigantesque bataille de communication : vidéo parodiant Apple et enjoignant les fans à rejoindre le combat, diffusion du hashtag #freefortnite… Dimanche, une compétition était organisée sur le jeu vidéo en ligne et permettait aux participants de remporter un nouveau costume pour leur personnage : une tête de pomme avec un visage grincheux.

    Le 17 août, Apple répond à Epic Games dans un communiqué en soulignant que «l’App Store est conçu pour être un lieu sûr et de confiance» ainsi qu’une «excellente opportunité commerciale pour tous les développeurs». Le même jour, Epic Games annonce sur Twitter qu’Apple menace de l’exclure de son programme de développement s’il ne revient pas sur sa décision d’ici vendredi.

    Concrètement, cela signifierait qu’Epic Games ne pourrait plus utiliser les outils Apple pour développer ses jeux et que toutes ses applications disparaîtraient de l’App Store. Fortnite serait alors loin d’être le seul jeu affecté. D’autant plus qu’Epic Games possède Unreal Engine, un moteur de jeu (logiciels indispensables pour créer un jeu vidéo) utilisé par de nombreux autres éditeurs. Unreal Engine deviendrait de fait incompatible avec les systèmes Apple.

    La juge fédérale de Californie (où se trouve le siège du fabricant de smartphones) Yvonne Gonzalez Rogers a rendu, mardi, une première décision, dans laquelle elle estime qu’Apple est en droit de supprimer Fortnite de l’App Store. «Epic Games a, de manière stratégique, choisi de briser les accords conclus avec Apple» et «semble s’être mis lui-même dans cette situation difficile», a-t-elle écrit dans son ordonnance. En revanche, elle a considéré qu’Apple ne pouvait pas interdire à Epic Games son accès à ses outils de développement Unreal Engine. Selon elle, les deux entreprises sont «libres de se liguer l’une contre l’autre, mais leur dispute ne devrait pas porter préjudice aux personnes extérieures».

    Dans son combat, Epic Games a été rejoint par plusieurs entreprises du secteur. «Nous supportons pleinement les efforts d’Epic Games pour montrer comment Apple use de sa position dominante et de politiques injustes pour blesser les consommateurs, les développeurs et les entrepreneurs», a affirmé l’application de rencontres Tinder.

    Spotify a également déclaré «applaudir la décision d’Epic Games de tenir tête à Apple». En mars 2019, le leader suédois du streaming musical a déposé plainte contre Apple pour abus de position dominante auprès de la Commission européenne, en dénonçant également la taxe de 30%. Le dirigeant de Spotify, Daniel Ek, avait alors déclaré, qu’Apple agissait «à la fois comme joueur et comme arbitre» et que cela «désavantageait délibérément les autres développeurs d’applications». La Commission a annoncé le 20 juin l’ouverture d’une enquête.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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