Alternance au Cameroun: Voici comment Maurice Kamto séduit la France !

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    Le Président de la République a reçu en audience, le 16 avril 2020, l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, après de nombreuses rumeurs sur son état de santé.

    Absent de la vie publique depuis un mois, le Président de la République, Paul Biya, est réapparu au Palais de l’Unité, le 16 avril 2020, aux côtés de l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou.

    Cette audience accordée au diplomate français est loin d’être anodine. «Le premier symbole est que la France veut dire aux Camerounais qu’elle aura son mot à dire dans l’alternance au sommet de l’État», décrypte le quotidien Le Messager, dans son édition du 20 avril 2020.

    Ce message-là semble plus adressé «à l’opposition qui bat chaque jour le rappel des troupes». La rencontre entre les deux officiels, pendant que les Camerounais étaient largués dans leurs convictions, «explicite aux yeux des concitoyens que Macron a une influence certaine au Palais d’Etoudi, ce qui au demeurant, est une offense manifeste, une insulte faite à un pays indépendant», souligne notre confrère.

    Le deuxième symbole qu’on retient est que «l’opposition camerounaise est incarnée plus que jamais par Maurice Kamto et son parti. Oublier d’en tenir compte peut nous être très préjudiciable à l’avenir. En politique plus que partout ailleurs dans la vie, tout est construction et déconstruction en fonction du rapport de force. Si Maurice Kamto et les siens n’avaient pas mis tant de pressions sur le pouvoir, qu’en serait-il aujourd’hui? Le pouvoir aurait pu continuer d’entretenir le flou et le suspense, se donner à tous les ballons d’essai possibles sans que cela n’émeuve outre mesure l’opinion», analyse le journal.

    Le troisième symbole, lié à l’objet d’entretien entre Paul Biya et le diplomate français, conclut le journal, montre que le pays n’a pas encore pris toute la dimension de la lutte contre le Covid-19. «N’oublions pas que tout est parti de là. Le leader du MRC s’indignait que le commandant en chef ait déserté le champ du combat pour laisser le peuple à la merci du terrible virus. Aujourd’hui, au moment où nous sommes le pays le plus affecté en Afrique subsaharienne derrière l’Afrique du Sud, il est important de réviser la praxis de nos mesures barrières, de remettre sur pied une nouvelle stratégie de lutte au besoin».


    SOURCE: https://bit.ly/2VFi7Qj

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