Amnesty International fait de nouvelles revélations sur l’armée et les séparatistes

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    L’ONG internationale impute l’incendie d’une cinquantaine de maisons dans le Sud-Ouest aux soldats camerounais, et relève une exacerbation des enlèvements de la part des séparatistes armés, avec la clé une augmentation des homicides dans les régions anglophones.

    Dans un rapport rendu public le 6 février 2020 sur son site internet, au sujet de la crise anglophone, l’ONG Amnesty International, accable l’armée camerounaise, qu’elle tient en partie responsable de l’enlisement de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à la veille des élections législatives et municipales du 9 février 2020.

    Amnesty International qui a réalisé une analyse des données de télédétection indique que «plus de 50 habitations ont été incendiées à Babubock et dans les villages voisins de Bangem, dans la région du Sud-Ouest, autour du 14 janvier. Ces destructions dues à l’armée, ainsi que les homicides de villageois, constituent de graves violations des droits humains».

    Selon l’ONG, une exacerbation des affrontements est observée sur le terrain entre les soldats camerounais et les séparatistes armés, depuis l’annonce par ces deniers le 23 décembre 2019, d’une décision contestant l’organisation des élections dans les deux régions en guerre.

    «Les mesures de sécurité et la présence militaire renforcée annoncées par le gouvernement camerounais pour permettre le déroulement du scrutin ce week-end semblent cacher en fait une opération bien plus sinistre», analyse Fabien Offner, chercheur sur le Lac Tchad à Amnesty International.

    Les séparatistes ont décrété des villes mortes dans les deux régions, du 6 au 11 février 2020, et ont invité les travailleurs humanitaires à cesser toute activité pendant cette période. L’ONG regrette que ces derniers continuent à commettre des crimes graves, notamment des homicides, des enlèvements et des extorsions sur les populations.

    «Les violences se sont traduites par une hausse du nombre de personnes déplacées de force. Au 31 décembre 2019, on recensait 679 000 personnes déplacées au Cameroun et 52 000 personnes réfugiées au Nigeria ayant fui les régions anglophones, selon les organisations humanitaires», informe Amnesty International.

    Source: cameroon-info.net

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