Après la mort de Mahamadou Fofana, la famille va porter plainte

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POLICE – Yassine Bouzrou s’interroge. Après la noyade de Mahamadou Fofana – présenté par la famille comme le cousin d’Adama Traoré-  dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre, la famille et son conseil ont décidé de porter plainte pour homicide volontaire. 

Selon une source policière de l’AFP, l’homme de 35 ans a été pris en chasse dimanche vers 23 heures à Marly-le-Roi (Yvelines) par la police qui avait repéré cinq hommes en train de charger une moto dans un fourgon. Lors de la poursuite, il a stoppé l’utilitaire aux abords de la Seine et s’est jeté dans le fleuve. Essoufflé, il a tenté de faire demi-tour mais s’est noyé ”à quelques mètres du bord, alors qu’un effectif s’était jeté à l’eau pour le secourir”? Sorti de l’eau par les policiers, l’homme était en arrêt cardio-respiratoire. Malgré un massage cardiaque, un médecin a prononcé sa mort à 00h09.

Un déroulé des faits sur lequel sur lequel persiste des zones d’ombre estime Yassine Bouzrou au micro de franceinfo. Il évoque notamment des “lésions importantes d’allures récentes au niveau de la tête” de la victime ainsi que “le “flou entourant les raisons pour lesquelles Monsieur Fofana s’est retrouvé dans la Seine”. 

L’avocat entend également demander à ce que la procureure de Versailles se dessaisisse de l’affaire après ce qu’il estime avoir été une communication “partielle et partiale”. Selon lui, cette dernière “a mis en avant les antécédents judiciaires de Monsieur Fofana et a tenté de justifier la noyade par la peur d’aller en prison alors que l’enquête n’est même pas commencée”. Il l’accuse également d’avoir omis de mentionner les blessures à la tête de la victime. 

“Les constatations scientifiques sont différentes de ce qu’affirme Mme Traoré”, a répliqué la procureure de Versailles, évoquant “des abrasions cutanées sur le crâne qui sont récentes et quelques-unes sur l’épaule droite”. Ces lésions “n’ont pas joué de rôle dans le mécanisme de décès”, a-t-elle ajouté en fin de journée, citant le rapport du médecin légiste qui “en l’état, ne les associe pas à quoi que ce soit”.

De son côté, L’Obs assure avoir pu consulter des images prises par la famille lors de la visite à l’Institut médico légal ainsi que le rapport légiste. Si ce dernier estime bien que les “quelques abrasions cutanées d’aspect récent de l’extrémité céphalique (…) n’ont pas joué de rôle dans le mécanisme du décès”, pour l’Obs les photos invitent à la prudence. “Sur les clichés, on voit le haut du crâne de la victime, soit “l’extrémité céphalique”, nettement enfoncé sur plusieurs centimètres, comme si un objet contondant l’avait heurté”, écrit la publication. 

À cet égard, la procureure a également précisé qu’il n’existait aucune caméra de vidéosurveillance à l’endroit des faits permettant d’éclairer les circonstances du décès. Elle a également annoncé que l’enquête serait d’ici à vendredi confiée à un juge d’instruction, comme demandé par la famille.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la “police des polices”, a été chargée d’une enquête pour déterminer les causes de la mort du jeune homme.

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SOURCE: https://www.w24news.com

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