Avec « La Garçonne », Double « je » dans le Paris des années folles

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    La Garçonne, avec Laura Smet dans le rôle-titre, reconstitue l’effervescence du Paris des années 1920, carrefour des artistes de l’avant-garde. Les deux premiers épisodes de cette série en six volets sont diffusés lundi 31 août, à partir de 21 h 05 sur France 2.

    Lecture en 1 min.

    1918. La guerre est finie et les femmes, investies dans le secours aux blessés et le remplacement des hommes aux champs ou à l’usine, sont sommées de retourner à leurs travaux d’aiguille. Orpheline, en deuil de son fiancé disparu au front, l’ancienne ambulancière Louise Kerlac se retrouve sans le sou et bientôt à la rue avec son frère jumeau, Antoine, peintre tourmenté qui tente d’oublier ses traumatismes de soldat dans l’alcool et la morphine.

    Depuis l’enfance, la jeune femme au caractère bien trempé prend soin de ce garçon sensible que leur père commissaire destinait à une carrière dans la police. Par un tragique concours de circonstances, Louise se retrouve à endosser l’identité de son frère et à prendre sa place au sein d’une brigade criminelle. Travestie en homme, elle mène deux enquêtes de front : elle part sur les traces d’un tueur en série, tout en cherchant à élucider les circonstances troubles de la disparition de son père, poignardé alors qu’il remontait la piste d’une affaire de corruption.

    Entièrement tournée en décors naturels, notamment au mythique 36, quai des Orfèvres, cette série en six épisodes reconstitue l’effervescence du Paris des années 1920, carrefour des artistes de l’avant-garde. Prise, au fil de ses investigations, dans le tourbillon des clubs de jazz, des soirées libertines et des tablées enfumées de La Rotonde, joliment mises en lumière par le chef opérateur Pierre Jodoin, la « garçonne » croise Kiki de Montparnasse, Sidney Bechet, Foujita ou Modigliani.

    Ces figures hautes en couleur ne tiennent malheureusement qu’un rôle mineur dans un scénario trop convenu, dont on devine l’issue bien avant la fin. Entourée de Grégory Fitoussi (en reporter tête brûlée) et Aurélien Recoing (en chef de brigade), Laura Smet peine à rendre crédible son double personnage mais se révèle touchante dans sa relation fusionnelle avec son jumeau autodestructeur, interprété avec sensibilité par Tom Hygreck.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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