Cameroun-Port de Douala : un homme d’affaires libanais fait resurgir le supposé décès de Paul Biya

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La controverse resurgit en effet après la non-réponse de Paul Biya à la suite de sa saisine par Nassar Bouhadir, car si a posteriori l’on peut douter que le chef de l’Etat camerounais soit véritablement « un mendiant de la paix » comme ses laudateurs l’ont souvent prétendu, il est indiscutable que le Premier camerounais est un mendiant des investissements privés étrangers qui, même s’ils ne sont pas très courus, représentent l’unique appui de son régime qui n’excelle pas dans la création des richesses.

Ecoeuré par ce qu’il considère comme de l’ostracisme de la part du top management de la principale plateforme portuaire camerounaise à l’endroit des entrepreneurs de nationalité et/ou d’origine libanaises dont les structures sont logées dans l’enceinte portuaire, l’homme d’affaires libanais, promoteur de la société Cana Bois n’a pas pu contenir sa colère.

Paul Biya et Maurice Kamto : même combat “pro domo” pour la libération personnelle ?

Des déclarations de Nassar Bouhadir qui dénonce le fait que « Le directeur général du PAD a augmenté à 200% le prix du loyer domanial uniquement pour nous les libanais », tout analyste sérieux peut relever une constante en deux déclinaisons probables : le président camerounais n’est plus et c’est le secrétaire Général de la Présidence de la présidence de la république qui gère le pays en sous-main, ou alors le président de la république, “protégé” dans une prison résidentielle au même titre que son principal adversaire politique, Maurice Kamto, par ceux qui se sont sournoisement emparé du pouvoir n’est plus en mesure de gouverner .

En effet, l’homme qui, -dans les colonnes de notre confrère “Le Messager”– a accusé le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) de « mafia », parce que celui-ci a majoré les loyers des installations occupées par les entrepreneurs libanais, ne se limite pas à accuser le bourreau des hommes d’affaires libanais, mais révèle en outre, et sans fioritures, l’identité de celui qui tire les ficelles au PAD : «Nous sommes des hommes d’affaires camerounais bien que d’origines libanaises. Nous travaillons pour le développement de l’économie camerounaise. Nous payons régulièrement nos impôts et nous respectons la Loi. Mais, il y a une mafia au Port autonome de Douala qui veut nous enrôler, nous et nos biens avec. Cette mafia est dirigée par le directeur général du PAD qui est le bras armé de Ferdinand Ngoh Ngoh (à titre de rappel, Ferdinand Ngoh Ngoh est le ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de la République Ndlr). Ils veulent expulser toutes les sociétés des libanais qui sont installés au Port alors que ce sont ces libanais qui ont aménagé toute cette surface qui, il y a quelques années, n’était qu’un vaste marécage ».

Recours au président de la république resté lettre morte
Outre cette révélation de taille qui assouvit la curiosité des Camerounais au sujet sur la question du « who’s who » à diverses strates de la gouvernance des choses au Cameroun en général et au PAD en particulier, le fin mot de l’histoire réside dans le sort fait au recours adressé par Nassar Bouhadir à la signature la plus autorisée du Cameroun. « Nous avons saisi le président de la République après avoir contesté cela auprès du directeur général du PAD sans suite. Nous sommes surpris de voir que le Chef de l’Etat ne réponde pas ».

La controverse resurgit en effet après la non-réponse de Paul Biya à la suite de sa saisine par Nassar Bouhadir, car si a posteriori l’on peut douter que le chef de l’Etat camerounais soit véritablement « un mendiant de la paix » comme ses laudateurs l’ont souvent prétendu, il est indiscutable que le Premier camerounais est un mendiant des investissements privés étrangers qui, même s’ils ne sont pas très courus, représentent l’unique appui de son régime qui n’excelle pas dans la création des richesses. De ce fait, Paul Biya qui fait face à une sorte d’isolement sévère sur la scène internationale qui ne dit pas son nom, n’hésite pas à prendre fait et cause pour les investisseurs étrangers fussent-ils de vulgaires cameloteurs précédés par une réputation de personnages indélicats, et à prendre les décisions conséquentes en leur faveur, en cas de conflit entre ceux-là et les pontes de l’administration camerounaise.

Qu’est-ce qui n’a pas marché pour que l’ultime recours des Libanais qui est à Etoudi s’inscrive aux abonnés absents, malgré les jérémiades de Nassar Bouhadir ? Bien malin qui expliquera comment Paul Biya a pu rester aussi bruyamment silencieux face à la détresse des Libanais, lui qui s’est montré plein de sollicitude à leur égard depuis que la défunte Elise Azar, fille du défunt promoteur du célèbre restaurant “La Marseillaise” à Yaoundé, le Libanais Salah Azar, lui a présenté il y a un peu plus d’un quart de siècle, une jeune métisse d’à peine 23 ans, qui deviendra en 1994, son épouse et la mère de ses deux enfants, Junior et Brenda Biya.

Paul Biya, vivant, aurait-il laissé mariner pour longtemps un homme d’affaires étranger, qui plus est un Libanais ? Les habitués du palais de l’Unité affirment que non. Selon eux, Biya aurait déjà instruit que tout soit fait pour que les choses rentrent dans le bon ordre, après que monsieur Bouhadir eut révélé dans les colonnes du ” Messager”, que « …depuis l’année 2020, le Dg du PAD qui avait son projet de nous expulser du domaine portuaire pour placer d’autres entreprises et récupérer le loyer a effectivement refusé de nous envoyer des factures de loyers. C’est de la cupidité. Pour ma part je viens de terminer de monter une plainte contre le Dg du PAD, Cyrus Ngo’o », et annoncé que cette citation directe allait être servie au concerné la semaine suivante », et allait être suivie d’une d’éclaration à la presse : « Et je vais convoquer une conférence de presse pour en parler publiquement ».

Alors Paul Biya vivant, mais plus mort que vivant ? La question se repose, pus lancinante !


SOURCE: https://www.w24news.com

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