Cameroun-Vice-présidence de Cameroun: Découvrez un affrontement entre les ‘Franckistes’ et les ‘Ferdinan-distes’

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    L’instance réactivée le 16 mars 2020, va siéger du 24 au 31 août prochain. Elle a été installée hier, 20 août au siège du Rassemblement démocratique du peuple camerounais à Yaoundé.

    Pour certains, une fois de plus, l’on en sortira avec «un pétard mouillé.» Pour d’autres, «on va couper des têtes.» Le secrétaire général du ; Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Jean Nkuete, a une fois de plus jeté son dévolu sur l’ancien Premier ministre, Peter Mafany Mu-songe, pour présider la commission de discipline ad hoc composée de 16 membres. Elle a été installée dans ses fonctions hier pour connaître des cas d’indiscipline retenus à l’issue des élections municipales et législatives du 09 février 2020. A l’occasion, la direction du Rdpc, avait décidé d’investir dans certaines localités, des candidats d’abord pendant les primaires, I ensuite après le scrutin pour | l’élection des maires.

    Les choix du Comité central du parti au pouvoir, n’ayant pas toujours rencontré l’assentiment des militants à la base, frictions et frustrations ont entraînées des mécontentements. Ainsi, au bout de longues heures de discussions, certains candidats investis par les instances i dirigeantes du parti, ont été battus aux élections par le candidat ; des contestataires. Des «écarts de comportements» auxquels, «le secrétaire général du Comité central du Rdpc entend donner des suites exemplaires», de l’avis de l’un de ses proches collaborateurs. C’est donc, dans le but de trouver des sanctions appropriées pour ses camarades Indisciplinés que le Sg, comme on le nomme couramment dans | les allées et couloirs du siège du ; parti, a donné jusqu’au 31 août j à la commission Musongè pour j «liquider la liste des militants indélicats».

    Les conclusions de cette commission créée en 2014, avaient | conduit au lendemain des élec- [ tions municipales et législatives ! de 2013, à la radiation ou suspension de certains militants et cadres du Rdpc. Cette fois, les coulisses annoncent certains noms certainement déjà convoqués par les commissaires. C’est le cas de l’ancien adjoint au maire de la commune de Yaoundé VI, Saint Eloi Bidoung. Il est ainsi attendu par la commission le 24 août.

    Il lui est reproché «ses positions et le non-respect des consignes du parti dans le cadre des élections législatives et municipales du 09 février 2020». Homme politique j qui n’a pas sa langue dans la poche, Saint Eloi Bidoung a souvent dénoncé des situations jugées immorales et illégales à l’intérieur de l’appareil. Ce qui lui a valu qu’être considéré comme un opposant de l’intérieur,

    Franckistes

    C’est à titre qu’il pourfendait il y a quelques mois, le «poste de vice-président», pour lui «un vice. Au moins un vice de forme, Puisqu’il en existe déjà au moins un, très influent qui dicte sa loi dans l’appareil de l’Etat et dans la vie de la nation (suivez mon regard). Sauf s’il s’agira de trancher entre les « Franckistes », partisans du fils aîné du père (du premier lit) et les « Ferdinan-distes » adeptes très zélés, beau-frère du père (du deuxième lit). Et pour cela, chaque camp affûte ses armes lourdes.

    La vice-présidence, c’est sans doute aussi la présidence dès sévices pour un pays croulant sous le poids d’une soixantaine de « sinistres » pardon que dis-je, de ministres au gouvernement. Des gens vivant grâce aux impôts et taxes payés par des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur contraints d’être vendeurs friperies, d’eau glacée ou moto taxi-men…», écrivait-il dans une tribune publiée sur la toile le 25 juin 2020.

    D’ailleurs, fidèle à lui-même à Yaoundé 6, St Eloi Bidoung a une fois de plus joué les trouble-fête lors de la session de plein droit qui a consacré Yoki Onana. Dans la commune d’Elig-Mfomo où le maire sortant Stanislas Ayissi a été reconduit à la tête du conseil municipal, la victoire du Rdpc a laissé un goût amer à beaucoup. Car à la veille des investitures à la base, le président national du Rdpc a signé une circulaire indiquant les modalités de sélection des candidats à la base pour le double scrutin du 09 février. Une directive très diversement interprétée au point de reproduire le syndrome de 2013.

    Lors du double scrutin de cette année-là, l’on a assisté à des batailles épiques, entre camarades pour les candidatures dans les mairies et au parlement. Cette fois, le Pdc n’a à proprement parlé, présenté aucune liste. Ce sont les candidats mécontents, non retenus dans la liste Rdpc, qui sont allés constituer une liste concurrente sous la bannière du Pdc. Certains disent qu’à la manœuvre, le conseiller spécial du Premier ministre, Ernest Touna Marna. Une reproduction des militants de Yabassi II y a sept ans. Ils avaient offert la mairie à l’Ufp d’Olivier Bile. Ça n’a cependant pas été le cas en 2020 à Elig-Mfomo où le Rdpc l’a remporté contre ses dissidents appelés à s’expliquer devant le conseil de discipline.

    Scénario identique à Yaoundé4 où Bihina Efila a dû affronter à nouveau Régine Amougou Noma devant le préfet, après la raclée à elle infligée auparavant. A Mo-natélé, les conseillers municipaux du Rdpc ont, lors de la session de plein droit, carrément fait défection en votant pour Cé-lestin Bedzigui, candidat de l’opposition, au poste de premier adjoint au maire, faisant ainsi battre leur propre camarade.

    «La situation n’a pas été bien différente à Kobdombo, Obala, . Ngoumou, Nguelemendouka, Akom II et de nombreuses autres localités, où des militants, des mandataires et des candidats du Rdpc se sont illustrés par une indiscipline», commente un conseiller du Sg du parti. En refusant de «se plier ou d’appliquer les décisions prises par les organes du parti, ces militants ont fortement contribué à contrevenir aux objectifs du Rdpc, tels que définis à l’article 2 des statuts.»

    A Maroua, faute de discipline, le Rdpc a été opposé au Rdpc, à travers le maire sortant, Hama-dou Hamidou, qui défiait son challenger Issa Youssouf Bala-rabé. Le fils du milliardaire était soupçonné d’avoir «influencé» le choix des conseillers municipaux, trois jours plus tôt. A Ayos, alors que les travaux au sein du groupe communal Rdpc avaient abouti à la désignation de Paul Ndongo, la veille, contre toute attente,’ Patrice Amba Salla a cru devoir se présenter à nouveau, en session de plein droit, au grand dam du président du groupe communal et des autres.camarades. Des cas et situations dont la commission Musongè est appelée à connaître au cours de la semaine prochaine.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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