Coronavirus : Jean Castex donne des gages aux entreprises pour soutenir la reprise

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    Le Premier ministre a confirmé ce mercredi devant l’université d’été du Medef la baisse de 10 milliards des impôts de production. Le durcissement du dispositif de chômage partiel est repoussé d’un mois. Le chef de gouvernement assure que l’effet sur la dette du plan de relance de 100 milliards sera effacé d’ici à 2025.

    Officiellement, le plan de relance ne sera dévoilé que la semaine prochaine , le jeudi 3 septembre. Mais Jean Castex a éventé lui-même une partie du suspense, en dévoilant ce mercredi plusieurs de ses points saillants devant l’université d’été du Medef. Baisse de la pression fiscale sur les entreprises, petit coup de pouce surprenant sur le chômage partiel et investissements fléchés vers les PME : l’élu de Prades avait dans sa besace quelques annonces susceptibles de lui valoir les applaudissements de l’audience masquée, Covid-19 oblige. « Nous nous engageons dans une relance massive de notre économie », a promis le Premier ministre.

    Coronavirus, masques, plan de relance… : ce qu’il faut retenir des annonces de Jean Castex ce mercredi

    Désormais gagné par le « en même temps » macronien, l’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy a lancé son plaidoyer en paraphrasant le socialiste Lionel Jospin : « L’Etat ne peut pas tout, en tout cas pas tout tout seul », a-t-il assuré pour mobiliser les dirigeants réunis à l’hippodrome de Longchamp à Paris. Le chef de gouvernement veut créer « les conditions de la confiance », ce qui est plus facile avec quelques arguments sonnants et trébuchants . Les 100 milliards du plan, cela représente « quatre fois plus qu’en 2008 » lors de la dernière crise, et « un tiers du budget de l’Etat », a-t-il souligné. Les sommes donnent le tournis, mais le Premier ministre assure que le rebond de croissance qui en résultera permettra de quasiment effacer les effets du plan de relance sur la dette « dès 2025 ».

    Jean Castex a confirmé une mesure réclamée de longue date par le patronat, à savoir la baisse des impôts de production . Ce sera « 10 milliards d’euros en moins », avec « une division par deux du montant de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) » ce qui devrait représenter environ 7 milliards d’euros. Le reste viendra de la baisse de la fiscalité foncière des entreprises (via la contribution économique territoriale et la taxation des locaux industriels). Jean Castex a par ailleurs redit le respect de la promesse faite l’an dernier de baisse de l’impôt sur les sociétés . De quoi contenter Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, qui lui avait réclamé quelques minutes plus tôt « confiance et stabilité ».

    Le Premier ministre a avancé que « le plan opérera d’abord une relance par l’offre et les investissements ». Ces derniers seront massifs, et bénéficieront pour un quart aux PME et aux TPE, a-t-il promis. Sont évoqués une accélération du déploiement du très haut débit en France, la rénovation des quartiers commerciaux et des investissements accrus vers les transports du quotidien. Les entreprises seront également choyées par de nouvelles mesures de simplification. « Les mesures prises pendant la crise seront prolongées, amplifiées voire pérennisées », a assuré Jean Castex.

    Alors que la reprise montre quelques légers signes d’essoufflement , le gouvernement a par ailleurs pris la décision de retarder le durcissement des conditions du chômage partiel . Depuis le 1er juin, les entreprises sont remboursées à 85 % de ce qu’elles versent à leurs salariés. Ce taux devait passer à 60 % au 1er octobre. Mais Jean Castex a annoncé que la date serait décalée d’un mois, au 1er novembre, et « au-delà pour deux ans pour les entreprises couvertes par un accord d’activité partielle de longue durée ». Pour le secteur de l’événementiel, du tourisme et de la restauration, l’échéance est fixée au 1er janvier prochain.

    Enfin, quelques jours après avoir annoncé le port du masque obligatoire en entreprises, Jean Castex a assuré « un assouplissement des règles sanitaires en fonction de l’activité des locaux, de la nature de l’activité ou de l’importance de la circulation virale ». Une réponse à Geoffroy Roux de Bézieux, qui s’était plaint d’une « annonce un peu brutale ». Celui-ci a également rafraîchi la mémoire au Premier ministre, qui avait début juillet évoqué la piste du « travailler davantage » avant de faire marche arrière. « Ce débat sur le  »travailler davantage », nous devrons l’avoir de nouveau, pas maintenant mais pas non plus en 2022 », a lancé le président du Medef.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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