Dix petits nègres d’Agatha Christie débaptisé

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    Jusqu’où va se nicher le politiquement correct ? Visiblement il n’a pas de limite et touche même le territoire sacré de la littérature. Dernier coup en date : le fameux best-seller d’Agatha Christie, Dix petits nègres, plus de 100 millions d’exemplaires vendus, sera « débaptisé ». Le nouveau titre ? Ils étaient dix.

    Le pire, si l’on ose dire, est que la décision vient de l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie, James Prichard, qui l’a annoncée sur RTL hier. Il s’en est expliqué : « Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés… Ce ­récit est basé sur une comptine populaire qui n’est pas signée Agatha Christie… » La comptine en question est… Dix petits ­Indiens !

    James Prichard ajoute : « Mon avis, c’est qu’Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n’aurait pas aimé l’idée que quelqu’un soit blessé par une de ses tournures de phrase… Aujourd’hui heureusement, nous pouvons y remédier sans le trahir tout en étant acceptable pour chacun… » Rappelons que le titre original est Ten Little Niggers, publié en 1938. Mais dès sa sortie aux États-Unis, en 1940, le titre est devenu Et soudain il n’en restait plus. La Grande-Bretagne avait fait de même au début des années 1980. Ce n’est pas un hasard, cette décision de James Prichard vient après la polémique suscitée par le film Autant en emporte le vent .

    On peut tout lisser mais un livre se replace dans son temps (…) Au lieu de juger, on devrait lire

    En France, Blaise Cendrars a subi le même sort, son livre, publié en 1929, ­Petits contes nègres pour les enfants des Blancs avait été jugé « négrophobe » lors d’une réédition et d’une exposition à la BnF. Il n’y avait rien de raciste dans le texte. Faudrait-il, alors, « débaptiser » l’émouvant film d’Euzhan Palcy, Rue Cases-Nègres (Lion d’Argent et César du meilleur premier film) ? Faudrait-il changer le titre du subtil et truculent roman de Dany Laferrière, qui sera réédité le 3 septembre, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ? Et une grande partie de l’œuvre d’Aimé Césaire, chantre de la négritude, et qui se qualifiait comme « nègre universel » ? Les exemples sont nombreux (La Revue nègre, Neg Marrons…), et si l’on s’attaque aux titres, pourquoi ne pas scruter le contenu des textes ? Et pourquoi seulement le mot « nègre » ?

    « Il y a quelques mois encore, on était des milliers à rire de bon cœur des incultes qui s’indignaient de ce titre. Désormais, l’inculture triomphe et règne », a réagi le philosophe Raphaël Enthoven sur Twitter.

    François Busnel, le fondateur de « La Grande Librairie », a jugé « absurde » la décision. Il a affirmé hier matin sur France Inter : « On peut tout lisser mais un livre se replace dans son temps (…) Au lieu de juger, on devrait lire. » Voilà, c’est cela : retour à la littérature.

    C’est moi, ou on ne voit plus la mention « Livre de Poche » dans cet article ? Boycott total !

    Mais où allons-nous? Tous ces mouvements minoritaires qui imposent leurs idioties à la majorité amorphe, conduisent à des absurdités de cet ordre! Nous allons assister à la réécriture de l’Histoire pour plaire à ces exigences bien souvent exogènes, sans réagir! Pauvre France, minée jusqu’à dans son passé!

    Voila le résultat du déclin du livre.Les nouvelles générations ne lisent plus. S’en suit une bêtise à front de taureau qui ouvre la voie à l’apartheid, à un fascisme et à une violence dont seule la lecture protège.Le livre doit devenir cause internationale de manière très urgente, à commencer par la France.La bêtise engendre la violence sans limite.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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