Hélène de Fougerolles : « Trop jeune pour moi sera sûrement ma dernière comédie romantique »

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    Ex. :
    Uncharted, Tour de France, Nerve, Snowden

    Dans « Trop jeune pour moi », diffusé lundi soir sur TF1, Hélène de Fougerolles incarne une femme qui tombe amoureuse d’un jeune homme qui a 20 ans de moins qu’elle. Elle nous a parlé de ce téléfilm tourné à l’île Maurice et de la suite de « Balthazar ».

    Avant de retrouver son personnage d’Hélène Bach dans la saison 3 de Balthazar, qui arrivera à l’antenne dans les mois à venir, Hélène de Fougerolles tient le premier rôle de la comédie romantique Trop jeune pour moi, diffusée ce lundi 31 août à 21h05 sur TF1. Dans cet unitaire réalisé par Jérémy Minui (Profilage, Grand Hôtel), elle incarne Doria, la quarantaine, qui après avoir découvert que son mari la trompe décide de partir sur un coup de tête à l’île Maurice pour quelques jours afin de rendre visite à sa mère et d’oublier son quoitidien parisien qui ne lui convient plus. Mais une fois arrivée là-bas, Doria fait la rencontre de Théo, un jeune homme à la fois beau, drôle, et libre qui a 20 ans de moins qu’elle et avec qui elle pourrait bien redécouvrir la vie et l’amour. Alors qu’une seconde chance semble s’offrir à elle, jusqu’où Doria sera-t-elle prête à aller pour la saisir ?

    Star incontestée de TF1 depuis le succès de la mini-série Le Secret d’Elise en 2016, Hélène de Fougerolles nous a parlé de ce nouvel opus de la collection « Coup de foudre… », qui devait à l’origine s’intituler Coup de foudre à l’île Maurice, de ses partenaires, Arielle Dombasle et Loyan Pons de Vier (dont c’est le premier rôle à l’écran), et de la place que tient ce téléfilm sur la différence d’âge dans sa carrière. Sans oublier de nous en dire plus sur ses projets à venir et sur l’avenir de Balthazar…

    Hélène de Fougerolles : L’île Maurice, déjà (rires). Je me suis dit « Merci, c’est tellement génial qu’on me propose un truc pareil » ! Et il faut savoir que Trop jeune pour moi est produit par la même boîte de production que Balthazar donc j’étais un peu en famille puisque c’est eux qui me font travailler depuis deux ans. Je les connais bien et ils écrivent souvent en pensant à moi. Et là ils sont venus me voir en me disant « On a un projet pour toi. L’idée ce serait de faire un Coup de foudre… Donc une comédie romantique ». J’étais ravie car ça me changeait un peu de Balthazar et ça me permettait de montrer une autre facette de moi, qu’on n’a pas vue depuis un bout de temps. Et puis le tournage à l’île Maurice c’était carrément paradisiaque. Quel bonheur !C’était une vraie envie de revenir vers la comédie, un genre que vous avez pas mal exploré au cinéma à une époque, mais dans lequel on vous a moins vu ces dernières années ?

    Oui, car c’est un genre dans lequel je suis très à l’aise. Même si on me l’a reproché. Longtemps on m’a reproché d’aller dans tous les sens dans ma carrière. J’ai tourné avec Jacques Rivette, Jean-Jacques Beineix, j’ai joué dans Le Péril jeune, et puis je suis passée par Le Plus beau jour de ma vie, qui était une vraie comédie romantique, et j’ai aussi fait du Michaël Youn. Et ce mélange des genres, c’est quelque chose que les gens n’aiment pas du tout. On aime bien nous laisser dans des cases, et je pense que c’est ce qui a été le plus difficile pour moi. À force de multiplier les genres, les gens ne savaient plus où me mettre. Mais c’est vrai que la comédie c’est un genre dans lequel je me sens bien. Je n’ai pas trop de problème à être un peu « humiliée », un peu comme dans Mary à tout prix. À faire des choses où j’ai l’air complètement ridicule (rires). J’adore ça. Et je suis bizarrement beaucoup plus à l’aise dans la comédie que dans Balthazar, où je dois être très droite, très froide par moments. Avec beaucoup d’autorité. Et franchement, m’offrir un rôle autoritaire, c’est une blague, car je n’ai aucune autorité dans la vie (rires). C’est une catastrophe !

    En temps que comédienne, là, vraiment, j’ai pris l’ampleur de ce que c’était de vieillir quand on est à l’écran depuis l’âge de 15 ans. C’est très difficile, je comprends beaucoup mieux toutes les actrices qui ont besoin de passer par le bistouri et qui ont tellement de mal à vieillir. À l’époque, au cinéma, on mettait sûrement des filtres et des choses comme ça, mais aujourd’hui on a vraiment le grain de peau qui se voit à l’écran. C’est très dur à encaisser. D’autant plus que puisque « j’appartiens » au public d’une certaine façon, je me prends des trucs que je trouve très difficile. Comme « Oh la la, qu’est-ce qui se passe dans Balthazar, est-ce qu’ils t’ont vieillie exprès ? ». La réponse est non (rires) ! Mais du coup je vis ce petit moment de solitude où je suis obligée de répondre « Non, j’ai vraiment cette tête. Bisous bisous, passe une belle journée toi aussi ». On s’en prend vraiment plein la tête. Donc aujourd’hui j’ai trouvé un moyen de ne pas prendre toutes ces remarques de plein fouet. Mais tout de même, il y a une espèce de demande de ne jamais vieillir et de rester belle qui est assez compliquée à encaisser quand on est comédienne.

    Sur Trop jeune pour moi, ils m’ont fait une lumière sublime, j’ai demandé aux meilleurs maquilleurs et aux meilleurs coiffeurs de Paris de venir s’occuper de moi. Je suis ravie du résultat, mais je pense que ce sera sûrement ma dernière comédie romantique et la dernière fois que je miserai sur ça. Ce n’est plus possible pour moi de m’enfermer dans cette image-là. Je suis ravie d’avoir eu cette dernière comédie romantique basée un peu sur « Comment je peux être jolie », mais maintenant c’est terminé, je n’ai plus envie de jouer sur ce registre-là, sur cette corde-là. C’est vraiment un enfermement qui ne me convient pas du tout. Maintenant je vais jouer des alcooliques (rires). Non, plus sérieusement, j’ai juste envie de vieillir tranquillement en fait et de ressembler à quelqu’un de mon âge. J’ai 47 ans, j’en avais 46 au moment de tourner le téléfilm. Mais bizarrement, c’est plutôt Loyan qui n’avait aucun problème avec l’âge. Je lui disais souvent « Ça va ? Tu me dis si c’est gênant quand je t’embrasse, si par moments tu te sens mal à l’aise » et il me répondait à chaque fois « Mais arrête avec ton âge, on s’en fout ». C’est plutôt moi qui étais gênée en fait. Même si j’avais le beau rôle, car il est mignon comme tout et que ça devait être bizarre pour lui car j’avais l’âge de sa mère. J’essayais beaucoup de me mettre à sa place mais il me disait « Arrête de parler de ça, ce n’est pas un sujet ». C’est surtout moi qui avais un problème avec ça. Comme dans le film en fait !

    La différence d’âge entre Doria et Théo est au coeur de l’histoire, mais Trop jeune pour moi évite tout de même de faire reposer tous ses moments de comédie sur ce ressort là, ce qui est plutôt plaisant tant c’est facile et vu et revu finalement…

    C’est vrai. Et ce qu’on espère avec ce téléfilm c’est que les téléspectateurs se diront « En fait, une telle histoire d’amour, ce n’est pas si choquant ». Il y a Brigitte Macron qui a quand même ouvert une super porte. Merci Brigitte (rires). Mais on espère aussi que les gens arrêteront de se dire « Il est avec une vieille ». C’est encore un peu une histoire de cases. C’est énervant et en fin de compte la réalité est que ce n’est pas choquant du tout. Ou en tout cas c’est moins choquant qu’on peut le penser.

    Trop jeune pour moi marque le premier grand rôle de Loyan Pons de Vier à l’écran. Est-ce que vous lui avez donné des conseils sur le tournage ?

    Non, bizarrement c’est surtout Arielle qui s’occupait de lui et lui donnait beaucoup de conseils. Des conseils très avisés, que j’écoutais aussi car c’est une femme vraiment exceptionnelle. Et puis on avait des façons de travailler assez différentes. Moi je travaille de manière assez instinctive, malgré les années. Je connais mon texte par coeur mais je finis par l’oublier. Alors que Loyan, lui, vient du théâtre et il voulait que les choses soient très carrées. Donc je lui ai tout de suite dit « Désolé, ce ne sera pas carré, moi à « action » en général je ne sais pas du tout ce qui se passe. J’ai juste une vague idée » (rires). Mais malgré ces manières de travailler différentes ça s’est très bien passé. J’ai passé des castings avec pas mal de jeunes comédiens. Des garçons connus, d’autres moins connus. Et Loyan s’est imposé comme une évidence car il avait ce côté très sincère, dû aussi au fait qu’il n’avait jamais tourné avant. Il était complètement « neuf ».

    Le film est aussi un joli portrait de femmes, à travers les trois générations que sont Jeanne, Doria, et Alba. Comment s’est passée la rencontre avec Arielle Dombasle, qui incarne Jeanne, la mère de votre personnage ?

    Elle est fidèle à l’image qu’on a d’elle. C’est-à-dire que c’est un OVNI. On n’a jamais croisé quelqu’un comme ça dans sa vie. Elle est tout à fait authentique et sincère tout en étant un personnage hors du commun. Arielle est très touchante, très généreuse, elle parle à tout le monde. C’est une espèce de star sans en être une. Quand elle arrive quelque part tout le monde se retourne, et en même temps elle n’a pas le côté hautain ou prétentieux qu’on pourrait attendre d’une star. C’est quelqu’un de très abordable. Je suis vraiment ravie d’avoir eu l’opportunité de la croiser et de travailler avec elle sur ce tournage, même si ça a duré peu de temps. Et ce qui est marrant c’est qu’elle ressemble beaucoup à ma maman. Ma mère était très libre, à vivre sa vie sans aucune conséquence. Je suis ravie d’avoir eu un tel modèle dans la vie et j’ai eu la chance de ne pas tomber dans le carcan de Doria, mon personnage. Jusqu’à l’âge de 30 ans peut-être, j’étais davantage à suivre une espèce de ligne de conduite, à vouloir me marier, à faire des enfants. Et ça a fini par exploser quand j’ai eu 30 ans. Finalement, quand on essaye de tout sécuriser, ça ne marche pas.Vous retrouvez Jérémy Minui à la réalisation, avec qui vous aviez déjà travaillé sur Balthazar. Comment est-ce que vous définiriez sa patte de réalisateur ?

    Jérémy c’est un gamin dans un magasin de jouets. Il est enthousiaste, heureux. Il se rend compte de la chance qu’il a car il a toujours rêvé de faire ce métier. On avait effectivement déjà travaillé ensemble sur Balthazar et ce qui m’a tout de suite frappé c’est son enthousiasme, vraiment. Je sais que ça énerve parfois les gens, mais moi je suis également très enthousiaste donc on s’est tout de suite rejoint là-dessus. Car il faut savoir que j’emploie des superlatifs à longueur de journées (rires). Tourner à l’île Maurice ce n’était pas « sympa », c’était « extraordinaire » ! On est un peu comme ça tous les deux. On est très content (rires). On fait rarement la gueule, on est rarement blasé. J’étais ravie de trouver quelqu’un qui me ressemble à ce niveau-là. Et puis en tant que comédienne ça me motive beaucoup d’être dirigée par quelqu’un comme Jérémy. J’ai besoin d’avoir quelqu’un d’enthousiaste en face de moi, ça me permet de donner encore plus.Vous avez tourné dans beaucoup de coins magnifiques de l’île Maurice pour les besoins du téléfilm. Est-ce qu’il y a une séquence en particulier que vous retenez ?

    J’ai adoré une séquence qu’on a tourné sur la plage Loyan et moi, devant un coucher un soleil. Parce que le cadre était idyllique, tout simplement. Il faut savoir que j’ai la chance de vivre vraiment les choses à 100% quand je tourne. Je ne joue pas. Donc j’ai vraiment vécu une histoire d’amour extraordinaire avec ce garçon sur cette plage, et c’était « wow » (rires). J’ai vraiment tout vécu à fond durant ce tournage. Je ne sais pas comment Loyan a vécu tout ça, mais moi j’ai adoré tourner ce film.

    Oui, cet été on tourne la suite de Mention particulière, toujours avec Bruno Salomone et Marie Dal Zotto. Le premier volet avait rencontré un très beau succès et c’était très important pour moi de montrer à un public assez large, sur TF1 à une heure de grande écoute, la différence sous un autre jour. Que les gens ne voient plus la trisomie comme un handicap ou comme quelque chose de difficile. Cette gamine a montré aux gens que c’était merveilleux de pouvoir partager sa vie avec quelqu’un qui voit le monde différemment. C’était une magnifique comédie, drôle et émouvante, et on est ravi de pouvoir tourner une suite, qui va s’intéresser à l’entrée de Marie dans la vie active. Ça a mis un peu de temps à se faire, on n’y croyait plus. Mais le public espérait vraiment une suite, TF1 aussi, donc finalement de nouveaux scénaristes sont arrivés sur le projet et, voilà, on tourne ça cet été, entre deux tournages de Balthazar. Ensuite je continue le tournage de la saison 3. Et pour l’instant je n’ai rien d’autre mais ça me va très bien.

    En parlant de Balthazar, justement, comment avez-vous vécu la reprise du tournage de la saison 3 après le confinement, avec les mesures sanitaires mises en place et tout ce que ça implique ?

    Pour moi la reprise a été plutôt facile. C’est surtout pour les équipes que c’est compliqué car ils doivent porter des masques en permanence, faire attention à la distanciation. Je pense que si j’avais été parano et angoissée ça aurait été un cauchemar. Mais comme je ne le suis pas du tout, et Tomer Sisley non plus, on peut vraiment jouer sans être parano. Pour moi ça ne change pas grand-chose.

    Exactement. On en a tourné trois avant le confinement et on devait débuter le tournage des trois suivants une semaine avant le confinement. Un tournage qui a donc été décalé au 10 juin en fin de compte. Et on va bientôt mettre en boîte les deux derniers, jusqu’au 20 septembre.Est-ce que vous pouvez dire quoi que ce soit sur ces nouveaux épisodes ?

    Ce que j’aime bien dire c’est que lors de la première saison on se reniflait avec Balthazar, la deuxième on tombait amoureux, et la troisième va être explosive ! Il n’y a pas d’autres mots.Etes-vous déjà partante pour une saison 4 ?

    Bien sûr, ultra partante. Je m’éclate sur cette série et j’ai une chance inouie de pouvoir m’exprimer. De pouvoir jouer la colère, de tourner des séquences d’action, d’incarner une femme folle amoureuse avec des émotions extraordinaires à jouer. Donc oui, j’ai envie de continuer. Mais Tomer a d’autres engagements et c’est un peu lui qui va décider si on rempile ou non pour une saison 4. Mais au départ il ne voulait pas rempiler pour la saison 2, et ça a été la même chose pour la saison 3, donc j’ai encore un peu d’espoir (rires). Après, je comprends qu’il ait envie de faire autre chose. Mais moi, je vais être honnête avec vous, je ne me suis jamais autant éclatée. J’ai énormément de choses à jouer et c’est un personnage qui ne me ressemble pas beaucoup, donc c’est forcément très intéressant. Et j’ai encore vécu des moments extraordinaires sur la saison 3.

    de
    Matt Reeves

    avec
    Robert Pattinson, Colin Farrell

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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