Justice: Voici comment le procureur général a signé son arrêt de mort

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    En décidant de mettre fin aux gardes à vue fantaisistes dans les unités de police et de gendarmerie du Littoral, le procureur général s’est mis à dos des redoutables criminels. Enquête…
    Lorsqu’il lançait la croisade contre les détentions abusives dans les unités de police et gendarmerie de la région du Littoral, le Procureur Général près la Cour d’appel du Littoral ne s’imaginait pas qu’il s’attaquait à un véritable réseau mafieux, entretenu par des hauts responsables des forces de l’ordre. Le magistrat hors hiérarchie paye aujourd’hui le lourd tribut de cette témérité. Une petite enquête journalistique pousse à conclure que sa tête a permet été mise à prix par des hauts gradés de la police et de la gendarmerie.

     » Ce sont des millions de FCFA qui étaient brassés quotidiennement dans ce système. Il consistait à maintenir un suspect en garde vue et à exercer une pression psychologique sur lui pour qu’il débourse une forte somme d’argent afin de recouvrir sa liberté » Explique un magistrat. Ayant eu vent de ce système, le Procureur Général faisait des descentes inopinées dans des unités de police ou de gendarmerie, et tous les gardés à vue qui étaient abusivement retenus étaient immédiatement libérés sous ordre du PG.  » Plusieurs commandants d’unité ont compris qu’avec lui, les choses allaient changer. Voilà pourquoi, le PG est devenu l’homme à abattre des officiers et des commissaires » Ajoute notre source. Les unités de gendarmerie et de police située dans les centres urbains sont réputées être des  » lieux de gombo ». Voilà pourquoi, à en croire un avocat rencontré à l’occasion de notre enquête, la plus forte haine contre le Procureur Général vient de ces unitéslà.

     » La fameuse lettre que la Conac a adressé au chef de l’Etat est partie de la compagnie de Douala-ville. Tout le monde sait à Douala que c’est le vrai centre des « affaire » ironise Me Amougou. Dans cette missive, la Conac pince sans rire accusait le PG d’avoir ordonné la libération d’un grand  » criminel » sans en dire plus. Mieux, la Conac accusait le PG de certains maux qui a plutôt fait rire les habitués des palais de justice à Douala.  » C’est mal connaître M Awala. Plusieurs confrères l’ont sollicité pour des services. Je ne vous dis pas que certains ont failli se retrouver en cellule après une proposition indécente faite au PG. C’est l’un des rares magistrats qu’on ne corrompt pas… » Soutient une jeune dame avocate. Réservé, très discret, Jean Claude Awala semble ne pas ignorer qu’il est la cible de toutes les attaques. Il se sait surveiller, épier, guetter par tous les criminels à col blanc de Douala.

     » Quel coup n’a-t-on pas encore fomenté contre ce monsieur-là ?Avant l’histoire de la Conac, on a tout fait pour le salir dans une histoire de voiture qu’il a achetée à la régulière à la douane. C’est un habitué des coups tordus. Mais son véritable problème est le fait pour lui de vouloir être droit dans ce milieu compliqué » Explique un gendarme. Pas facile de le rencontrer. À son secrétariat, tout visiteur doit décliner succinctement l’objet de sa visite. Ensuite, vous êtes conduit par un de ses collaborateurs, qui assiste à votre échange.  » Le PG me charge de vous remercier pour votre démarche professionnelle. Il est très occupé, et promet-vous appeler courant février… »Déclare un de ses assistants en nous raccompagnant. Rendez-vous pris


    SOURCE : https://www.w24news.com/justice-voici-comment-le-procureur-general-a-signe-son-arret-de-mort-2/?remotepost=33525

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