Justice: Voici la lente et douloureuse mort de Paul Chouta à Kondengui

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    En détention à la prison principale de Yaoundé depuis 241 jours sans jugement, suite à la plainte pour injures et diffamations déposée par la romancière franco-camerounaise Calixte Beyala, le lanceur d’alerte a été victime d’un empoisonnement il y’a une dizaine de jours.

    Sa jeune compagne vit le martyr. Dire de sa vie qu’elle est devenue un chemin de croix serait un doux euphémisme. Ses journées s’apparentent désormais à des veillées de prières, question d’invoquer le Très-haut afin qu’il intercède pour son amoureux, Paul Chouta dont l’état de santé est des plus instables depuis une semaine. La jeune Stella craint parfois de décrocher à son téléphone, de peur que le coup de fil lui annonce que son compagnon a finalement rendu l’âme. Du coup, peine, inquiétude, solitude et incertitude constituent désormais son quotidien.

    C’est qu’il y’a quelques jours, des sources concordantes rapportaient que Paul Chouta a été victime d’un empoisonnement dans des circonstances non encore élucidées. Après recoupements auprès de sa famille, la nouvelle que certains ont tôt fait de taxer de « fake news » a été confirmée. « Il pleure une ‘douleur au niveau du ventre qui le déshydrate et l’amaigri. Une fois rendu à l’infirmerie de la prison, une ordonnance lui a été délivrée. Il enverra un proche venu lui rendre visite acheter ces médicaments en pharmacie. Malgré la prise de celles-ci, le mal persiste. Il aurait fallu un autre sédatif envoyé par sa famille et un détenu pour légèrement calmer la douleur », relate un parent du « Tgv de l’info ».

    Main criminelle ?
    Si beaucoup y voient une main criminelle, d’autres sources à Kondengui soutiennent. Toutefois, plusieurs proches de l’infortuné sont convaincus de ce qu’il existerait un plan d’élimination de Chouta en vue. Lui qui croupit en prison depuis bientôt neuf mois sans jugement pour un motif de diffamation. Sinon comment comprendre que pour un délit comme la diffamation ou l’injure, on peut préventivement détenir quelqu’un en prison pendant aussi longtemps alors que la peine maximale est de 6 mois ?

    Conciliabules
    L’audience prévue le 08 octobre 2019 avait accouché d’une souris puisque l’affaire ne figurait pas au rôle des salles d’audience du Tribunal de première instance (Tpi)du centre administratif de Yaoundé alors que c’était la date qui avait été fixée lors de la dernière audience. Une situation que les avocats du lanceur d’alerte ne pouvaient pas laisser passer. Pendant que le juge et le procureur essayaient de calmer la situation, le conseil de la plaignante (Calixte Beyala est montée au créneau pour apporter une explication. « C’est nous qui avons fait appel. Monsieur le président, c’est notre vie privée qui a été étalée donc c’est nous la victime », avaient signalé les avocats de l’écrivaine.

    Le juge avait alors suspendu l’audience bien que, les avocats du prévenu aient fait doléance auprès de lui pour leur permettre de soumettre et de débattre sur une demande de mise en liberté provisoire de leur client.Mais depuis lors, la procédure est au point mort. Le temps passe et le dossier prend des rides au grand dam du pauvre bonhomme que sa famille veut voir libre. En rappel, Paul Chouta a été jeté dans les geôles le 10 juin 2019, après avoir passé deux semaines en garde à vue à la Police judiciaire suite à la plainte pour injures et diffamations déposée par la Calixte Beyata. En dépit de tous les conciliabules entrepris par des organisations de défense des droits de l’homme et même des avocats commis pour la cause, l’affaire n’a pas bougé d’un iota.


    SOURCE : https://www.w24news.com/justice-voici-la-lente-et-douloureuse-mort-de-paul-chouta-a-kondengui/?remotepost=42091

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