Les citoyens de la convention climat amers après la sortie d’Emmanuel Macron sur la 5G et les Amish

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La demande d’un moratoire faisait partie des 149 mesures proposées que le chef de l’Etat s’était engagé à reprendre.

Par Audrey Garric et Rémi Barroux Publié aujourd’hui à 05h30, mis à jour à 06h10

C’est une boutade qu’ont peu goûtée les membres de la convention citoyenne pour le climat. « Oui, la France va prendre le tournant de la 5G », a lancé Emmanuel Macron, lundi 14 septembre, devant des entreprises du numérique, en ironisant sur ceux qui préféreraient « le modèle amish » et le « retour à la lampe à huile », au lendemain de la demande de moratoire de 70 élus de gauche et écologistes.

« Cette demande masque mal les arrière-pensées politiques qui la sous-tendent », a renchéri Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, dans les colonnes du Monde, lui opposant une fin de non-recevoir.

Le problème, c’est que cette demande de moratoire fait également partie des 149 mesures de la convention, cette expérience de démocratie participative mise en place par le président pour apporter des solutions à la crise climatique. Or, fin juin, le chef de l’Etat s’est engagé à toutes les reprendre à l’exception de trois « jokers », dont ne fait pas partie la 5G.

« Cela ressemble fort à un quatrième joker, regrette Grégoire Fraty, coprésident de l’association Les 150. Nous demandons le respect de la parole donnée et de la consultation citoyenne. » « Notre investissement massif, pendant neuf mois, reposait sur la promesse du président d’appliquer nos mesures “sans filtre”. Ce pilier s’effondre », déplore Matthias (il ne souhaite pas donner son nom), un développeur Web lyonnais.

« C’est un pied de nez à nos mesures et à la démocratie », abonde Agnès Catoire, gestionnaire de paye qui vit dans le Val-de-Marne, rappelant que 98 % des citoyens de la convention ont voté pour cette proposition de moratoire. Les 150 Français tirés au sort ne sont « pas foncièrement contre la 5G, et certains parmi nous y sont favorables », assure-t-elle, mais ils demandent une étude d’impact sanitaire et environnementale avant d’accorder des licences. Comme d’autres conventionnels, elle juge, « à titre personnel », que la 5G « va à l’encontre » de leur projet, qui prône la sobriété numérique

« La 5G va nous obliger à changer tous les équipements, à consommer davantage d’énergie », estime lui aussi Victor Costa, un ancien couvreur qui vit dans l’Yonne.

Une expertise gouvernementale, rendue publique mardi, a livré des premières conclusions quant aux conséquences techniques et sanitaires du déploiement de la 5G. « On aurait dû commencer par là mais nous attendons une expertise indépendante plus complète, qui aborde les conséquences environnementales », réagit Grégoire Fraty.

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SOURCE: https://www.w24news.com

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