LES NOUVEAUX MUTANTS | Critique du film spin-off X-MEN

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    Rahne Sinclair, Illyana Rasputin, Sam Guthrie et Roberto da Costa sont quatre jeunes mutants retenus dans un hôpital isolé pour suivi psychiatrique. Le Dr Cecilia Reyes, qui estime ces adolescents dangereux pour eux-mêmes comme pour la société, les surveille attentivement et s’efforce de leur apprendre à maîtriser leurs pouvoirs. Lorsqu’une nouvelle venue, Danielle Moonstar, rejoint à son tour l’établissement, d’étranges événements font leur apparition. Les jeunes mutants sont frappés d’hallucinations et de flashbacks, et leurs nouvelles capacités – ainsi que leur amitié – sont violemment mises à l’épreuve dans une lutte effrénée pour leur survie.

    Deux ans qu’on vous en parlait, alors que le (désormais) maudit Les nouveaux mutants dévoilait ses premières images, suscitant l’espoir d’un blockbuster un peu plus malin, sans rêver à déraison. Après plusieurs volets décevants, notamment Apocalypse et Dark Phoenix, le dernier né de la lignée X-Men a subi d’innombrables revers, entre reshoots et reports, au point de devenir un running gag malgré lui à cause d’une sortie qui n’en finissait plus de se faire attendre.

    C’est finalement dans l’ombre d’un mastodonte, le Tenet de Christopher Nolan, et après l’annulation de la sortie de Mulan, ayant entraîné un vent de colère des exploitants à l’encontre de Disney, que Les nouveaux mutants arrive enfin en salle, sans le moindre retour de presse et avec le sentiment que Mickey n’y croit pas beaucoup… Que vaut finalement ce spin-off qu’on n’a failli jamais voir ? Méritait-il meilleur traitement des studios 20th Century Studios / Disney ?

    À la seconde interrogation, la réponse est clairement oui. Entre origin story et spin-off de la franchise, Les nouveaux mutants s’affirme comme un huis-clos à tendance horrifique plutôt satisfaisant. Tournée avec un budget modeste pour une telle production, elle tire profit de son économie de moyens pour se focaliser sur ses protagonistes, fouillant le parcours de ses jeunes protagonistes pour former une nouvelle bande de mutants plutôt attachante même si pas forcément charismatique – exception faite d’Anya Taylor-Joy, bad-ass à souhait en Ilyana.

    Supervisés de loin par un mystérieux « supérieur », appartenant à Essex Corp., mais n’apparaissant jamais à l’image, les cinq adolescents mutants doivent affronter la menace qui vient de l’intérieur (dans tous les sens du terme) et apprendre à apprivoiser leurs pouvoirs mais aussi leur(s) peur(s). Le film sonde leurs traumas, leurs complexes, la découverte de la sexualité et leur rapport à l’enfance, dans un film plus sombre qu’à l’accoutumée. Si les premières séquences d’exposition ne sont pas toujours réussies, s’enchaînant même un peu trop vite, le film trouve ensuite son rythme de croisière rendant ce divertissement horrifo-fantastique plutôt efficace. Les nouveaux mutants parvient même à raccorder les différents arcs narratifs de ses personnages sur une durée remarquablement réduite – 1h30, en faisant le long-métrage le plus court de la saga.

    Au final, Les nouveaux mutants s’en tire avec les honneurs et, même s’il a été sacrifié par son ayant-droit, laisse espérer de futures retrouvailles avec cette nouvelle bande pour une potentielle série parallèle.

    Fondateur et rédacteur en chef. Responsable éditorial et relation presse. Enseignant le jour, cinéphile passionné la nuit.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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