Lyon : Bolloré enterre son service d’autopartage Bluely

    0
    26

    Lancées en 2013, les voitures électriques en libre-service n’avaient toujours pas atteint le seuil de rentabilité. En attendant la mise en place d’une offre alternative, la Métropole a augmenté l’enveloppe de subventions pour l’achat de vélos électriques et la Mairie a choisi ses opérateurs de trottinettes.

    Deux ans après la mort d’Autolib à Paris , délégation de service public non renouvelée, Bolloré met fin à son service privé d’autopartage lyonnais Bluely – ainsi qu’à son cousin bordelais Bluecub. Les 227 véhicules électriques en libre service sont à l’arrêt depuis le 31 aout à midi, malgré le succès du 10.000e abonné atteint en octobre dernier.

    Sans les volumes du marché francilien (4.000 véhicules pour 154.000 abonnés), le concept n’avait « plus guère de perspective de rentabilité », admet un porte-parole. Bolloré a donc complètement abandonné l’autopartage en France, où il concentre désormais ses efforts sur son bus électrique. Mais le groupe breton garde un pied à Lyon avec son logiciel de gestion des différentes mobilités urbaines, Smart Mobility, testé dans l’agglomération depuis l’été 2019.

    L’expérience parisienne a montré qu’il existait un marché de l’occasion pour les voitures, en grande majorité revendues à des particuliers en province, où elles peuvent rester branchées dans les garages – une contrainte de la pile Bolloré. L’enjeu porte sur l’avenir des quelque 300 bornes, que la Métropole souhaite récupérer pour favoriser la mobilité électrique. Et ne pas reproduire le fiasco parisien, où elles sont restées inutilisées pendant deux ans .

    Le Grand Lyon, pris de court par la décision unilatérale de l’opérateur le 30 juillet, réfléchit à la reprise d’une alternative « dans des délais acceptables » et de « service public ». Il discute avec EasyVia, filiale d’EDF, pour l’exploitation des bornes, et avec la SEM Lyon Parc Auto (gestion des parkings publics) pour élargir son service d’autopartage Citiz, thermique, à l’électrique. Mais aucune décision ne sera prise avant l’élection du nouveau président et la nomination d’un directeur général, courant septembre.

    Pour les adeptes de la mobilité électrique, le nouvel exécutif métropolitain a relevé cet été l’enveloppe de subventions -500 euros pour l’achat d’un vélo électrique- de 350.000 à 1,5 million d’euros. Et la mairie de Lyon a choisi les opérateurs de trottinettes autorisés à circuler en ville pendant deux ans : Dott et Tier, retenus sur des critères de durée de vie des engins, de batteries amovibles, de réparabilité ou encore de matériaux recyclés. « J’ai demandé aux services d’accentuer la dimension responsable de l’offre des entreprises », explique Valentin Lungenstrass, adjoint aux mobilités. Fini aussi le stationnement sauvage pour les 4.000 trottinettes habilitées : des espaces circonscrits seront aménagés en amont des passages piétons.

    Chaque jour, la rédaction des Echos répond à votre besoin d’une information fiable et vous aide à prendre les meilleures décisions.

    Conservez une vision globale de la situation, en France et dans le monde. Décryptez les conséquences de la crise sur l’économie, les entreprises et les marchés. Eclairez votre réflexion avec des points de vue, des idées et des contributions de tous horizons.



    SOURCE: https://www.w24news.com

    Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

    Laisser un commentaire

    Votre point de vue compte, donnez votre avis

    [maxbutton id= »1″]




    LEAVE A REPLY

    Please enter your comment!
    Please enter your name here