Massacre de Ngarbuh: Voici ces mensonges et incohérences qui décrédibilisent le rapport de HRW

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    L’ONG américaine, dans son rapport sur les événements survenus dans le Donga Mantung le 14 février dernier, saisissant le prétexte de tueries orchestrées par les milices sécessionnistes sur les Peulhs, se défausse sur les Bororos et l’armée pour justifier sa thèse tirée par les cheveux d’un prétendu massacre de 22 personnes.

    « Les militaires étaient accompagnés d’un groupe de Peulhs armés. Ils sont entrés de force et ont pillé toutes les maisons de Ngarbuh 2. Ils ont fait sortir les habitants de force, moi compris, et nous ont rassemblés sur la place du village, près du marché. Certaines personnes étaient ligotées avec des cordes. Ils nous ont forcés à nous allonger à plat ventre sur le sol. Nous n ‘avions pas le droit de lever la tête. Si vous le faisiez, ils vous frappaient à coups de machette…

    Nous avons ensuite été libérés.» Ainsi donc, à la lecture du rapport de Human Rights Watch sur les incidents de Ngarbuh, arrondissement de Ndu dans le département du Donga Mantung, région du Nord-Ouest, les forces de défense se seraient muées en bandes criminelles qui pillént des maisons de populations sans défense, et se font aider par de supposées milices villageoises pour remplir leurs missions de protection du pays.

    Car, manifestement, l’armée étant devenue impuissante à mener une opération de nuit, elle se rabat désormais sur des hommes sans expérience dans le métier des armes, pour incendier un village et « massacrer » sans raison 22 personnes innocentes. Pour Human Rights Wtach, le prétexte des évènements se trouveraient dans le passé conflictuel entre éleveurs Peulhs et les séparatistes. «Les séparatistes armés ont pris pour cible les Peulhs pour s’emparer de leur bétail et les ont accusés de se joindre à des groupes d’auto-défense proches du gouvernement. Des groupes armés peuls ont aussi attaqué des communautés où des séparatistes armés sont réputés opérer.»

    La sortie d’illaria Allegrozi, auteure du rapport rédigé depuis Nairobi, vient du coup justifier le carnage qui s’est déroulé au petit matin du le 16 février dans le village de Mbui-Mbem, arrondissement de Nwa, toujours dans le département du Donga Mantung. Des miliciens séparatistes font irruption dans ce village et assassinent la famille de Yusufa Kafoi, ses fils Hassan Yusufa Kafoi, Issa Yusufa Kafoi, Adàmu Yaya Djibo et blessent Hurera Abdu, Halimâ Yusufa et Muktaru Suie. Au passage, les combattants sécessionnistes vont incendier 31 habitations. Aucune condamnation ni indignation et sans surprise, aucune ligne de cette boucherie dans le rapport d’une ONG qui travaille manifestement sur la base de ragots et de commérages, étant entendu que l’auteure du rapport n’est jamais descendue à Ngarbuh.

    Mais, sans preuve, elle traite l’armée et les autorités de menteurs sur une situation aussi grave, non sans reconnaître la légèreté de son travail. Tandis que les forces de défense parlent de cinq civiles morts suite à l’explosion d’une citerne pleine d’essence, et de sept séparatistes tués, le rapport poursuit sur sa lancée mensongère en affirmant que 22 personnes ont été assassinées par l’armée et des hommes en civil. Ce qui est curieux, c’est que l’ONG affirme détenir des images satellites d’avant et après ce qu’elle qualifie d’«attaque ». «Human Rights Watch a aussi examiné des images satellite prises avant et après l’attaque de Ngarbuh 3. Les images d’après l’attaque, prises le 14 février à 10h24 du matin, heure du Cameroun, montrent plusieurs maisons de Ngarbuh présentant des dommages qui cadrent avec un éventuel incendie».

    Soit. Où sont donc passées les images réalisées depuis le ciel pendant la supposée attaque ? Pourquoi circonscrire le champ de preuves satellites avant et après ? Des preuves plus évidentes et accablantes, incriminant les forces de défense auraient pu être produites grâce à cette technologie infaillible. Des interrogations sans réponse qui éclaboussent un ramassis de contrevérités et d’affirmations gratuites. Aux yeux de tous, tout ceci est une construction grotesque qui vise à accentuer la pression sur les autorités, question d’accéder aux revendications antirépublicaines des sécessionnistes sur la partition du pays.


    SOURCE : https://www.w24news.com/massacre-de-ngarbuh-voici-ces-mensonges-et-incoherences-qui-decredibilisent-le-rapport-de-hrw/?remotepost=78383

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