Perspectives: voici les principaux défis du Cameroun en 2020

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    De la tenue des élections locales à l’organisation du CHAN en passant par la résolution de la crise anglophone, notre pays sera confronté à de nombreux défis.

    Législatives et municipales: Elles ont lieu le 9 février vont permettre le renouvellement des élus locaux, après sept années marquées par une majorité écrasante du RDPC, le parti présidentiel, à l’Assemblée Nationale (148 députés/180) et 303 postes de maires sur 360. Des élections locales qui suscitent beaucoup d’espoirs auprès de certains acteurs tels que Cabral Libii.

    Le 3è de la dernière élection présidentielle, candidat à un poste de député dans le Nyong et Kellé, son département d’origine, espère effectuer une percer remarquable avec son parti, le PCRN, son parti. Un scrutin boycotté le MRC de Maurice Kamto, qui réclame toujours la mise sur pied d’un Code électoral consensuel et la cessation de la guerre dans les régions anglophones.

    Crise anglophone: Sur le terrain, les assassinats et autres enlèvements n’ont pas cessé, malgré la tenue du Grand Dialogue National. Le Président Paul Biya l’a reconnu lui-même dans son allocution de fin d’année mardi. Et à ce sujet, il a promis une réponse militaire aux groupes armés qui refuseraient de déposer les armes, pour donner une chance à la paix. Il estime que l’adoption récente d’une loi qui consacre un statut spécial pour les régions anglophones est une opportunité offerte pour sortir de la crise. Une loi critiquée le SDF, la première formation politique de l’opposition, qui a son bastion en zone anglophone. Cette formation regrette que le texte n’ait pas accordé aux assemblées régionales qui seront mises en place, le pouvoir de légiférer sur des questions comme l’éducation ou la justice. Pendant ce temps, la communauté internationale, les Etats-Unis en tête, maintient sa pression sur Yaoundé à qui il est demandé de trouver des solutions pacifiques. Ce qui passe par l’ouverture de nouvelles négociations plus inclusives.

    Economie: Il faut savoir que la guerre en zone anglophone coûte très chère au Cameroun. Selon un récent rapport du GICAM, la principale organisation patronale, ce sont pas moins de 845 milliards de FCFA, un peu plus de 5,2 milliards d’euros, qui ont été perdus. Il faut y ajouter 16 000 emplois supprimés. Des entreprises à l’agonie, à l’instar de la CDC, premier employeur après l’Etat, qui a déjà dû réduire ses effectifs de moitié, passant de plus de 22 000 postes à environ 11 000. Pourtant, le gouvernement reste optimiste en tablant sur une croissance de 4% en 2020. Le défi principal étant d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment d’éradiquer la pauvreté, a indiqué le président de la République. Un taux de pauvreté qui, officiellement se situe à 12%.

    CHAN: La sixième édition du Championnat d’Afrique des Nations est prévue du 4 au 25 avril. A quatre mois du kick-off, le comité d’organisation rassure que la fête sera belle. Quatre sites ont été retenus Yaoundé, la capitale politique, Douala et Japoma dans la capitale économique et Limbe au Sud-Ouest du pays. Une fausse note a cependant été notée. Tara, la mascotte présentée par l’organisation, a été accueillie avec des critiques acerbes de la part de l’opinion. L’affaire a fait grand bruit au point où le comité a dû annoncer le dévoilement d’une autre mascotte. Un petit incident qui ne devrait pas perturber la tenue de cette compétition que le Cameroun abritera juste un an avant la grande CAN. C’est à ce niveau qu’il y a des petites inquiétudes, certains stades étant encore en chantier. Le cas du stade Paul Biya de Yaoundé qui doit abriter l’ouverture et la finale de cette CAN qui pourrait se jouer en janvier 2020, selon des indiscrétions à la CAF.

    Source: Cameroon-info.net

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