Pourquoi la grève à la SNCF et à la RATP s’annonce peu suivie

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Les revendications sont nombreuses mais la mobilisation sera peu suivie. Plusieurs syndicats appellent à la grève interprofessionnelle jeudi réclamant notamment hausses de salaires, abandons “définitifs” des réformes des retraites et de l’assurance chômage, réduction du temps de travail “sans perte de salaire”… Une manifestation à Paris est également prévue.  

“Le plan de relance de 100 milliards d’euros, annoncé en grande pompe, ne s’adresse qu’aux entreprises, qui pourront notamment bénéficier d’une exonération d’impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an et cela sans aucune condition ni contrepartie. A contrario, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux sont soumis à des contrôles toujours plus sévères”, indiquent les organisations. 

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Lancé par la CGT, ce mouvement de grève n’a toutefois pas été rejoint par plusieurs syndicats de poids. C’est pourquoi le trafic sera globalement normal jeudi à la SNCF, où seuls les syndicats CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé les salariés à la grève. Les réseaux Transilien (trains de la banlieue parisienne) et Intercités seront très légèrement affectés par la journée d’action et offriront un trafic “quasi normal”, a précisé le groupe ferroviaire dans un communiqué. Le trafic TGV sera “normal”, de même que celui des TER qui connaîtront toutefois “quelques adaptations dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur”. À l’international (Eurostar, Thalys, Lyria…), le trafic sera également “normal”. 

À la RATP, où la CGT avait déposé un préavis de grève, le mouvement n’aura “pas d’impact” sur le trafic, a indiqué une porte-parole de la régie. En effet, l’Unsa, premier syndicat, n’a pas appelé à la grève. 

La rentrée syndicale s’organise donc en ordre dispersé : la CGT, Solidaires et la FSU ouvrent le bal jeudi dans la rue et avec cette grève, mais FO décidera seulement la semaine prochaine d’une éventuelle mobilisation et la CFDT a préféré lancer sa propre initiative. Alors qu’elles ont parlé d’une seule voix pendant le confinement, les centrales n’ont pas réussi à trouver un mot d’ordre commun pour se rassembler en cette rentrée, marquée par les restrictions liées au coronavirus. 

“La CFDT ne souhaite pas participer à une manifestation unitaire. Certains (FO, CFE-CGC) ont dit lors de la dernière intersyndicale que c’était trop tôt d’organiser quelque chose en commun en septembre”, a résumé Céline Verzeletti, responsable confédérale à la CGT. 

C’est le 9 juillet, juste après avoir été reçu par Jean Castex, alors fraîchement nommé Premier ministre, que Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait appelé à une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 17 septembre. Fin août, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse (Fidl, MNL, Unef et UNL) l’ont rejointe.  

Avec le Covid, l’affluence en manifestation risque là aussi d’être limitée, prévoient les organisateurs, loin des centaines de milliers de personnes réunies contre la réforme des retraites cet hiver. Tous ont en tête l’interdiction de rassembler plus de 5000 personnes, pour éviter la propagation de l’épidémie, mais “nous ferons tout pour que les gestes barrières soient appliqués, avec le port du masque et la distanciation”, promet Céline Verzeletti. “C’est très difficile de mobiliser, de faire grève : les salariés ont de graves difficultés financières, voire ont perdu leur emploi. Mais il y a un besoin de se retrouver, donner de l’espoir, dégager de la perspective”, argumente-t-elle encore. 

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“Nous sommes conscients que la mobilisation sera surtout militante, le contexte sanitaire rendant les choses compliquées”, reconnaît pour sa part Benoît Teste (FSU), pour qui il est “important de marquer le paysage” et “ne pas laisser s’installer l’idée que manifester serait aller à l’encontre de l’unité nationale”. 

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SOURCE: https://www.w24news.com/news/pourquoi-la-greve-a-la-sncf-et-a-la-ratp-sannonce-peu-suivie/?remotepost=280283

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