Pourquoi le groupe Veolia monte à l’assaut de Suez

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    S’aimer comme on se confine : « Il n’avait pas envie de venir et maintenant on va rompre »

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    Le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets veut racheter la part d’Engie, puis lancer une OPA sur la totalité de Suez pour créer un géant pesant plus de 40 milliards d’euros.

    Par Jean-Michel Bezat Publié aujourd’hui à 10h42, mis à jour à 11h55

    C’est une de ces opérations dont les milieux économiques et financiers raffolent ! Et un mariage dont on parle depuis dix ans et qui unirait deux entreprises dont les activités remontent au Second Empire. Numéro un mondial des services à l’environnement (eau, déchets, énergie), Veolia a annoncé, dans la soirée du dimanche 30 août, son intention d’acquérir 29,9 % de son grand concurrent Suez. Il s’agit là de l’essentiel des 32 % qu’Engie possède dans le numéro deux du secteur, et dont le président du groupe d’énergie, Jean-Pierre Clamadieu, avait annoncé fin juillet la probable cession.

    Dans un premier temps, les dirigeants de Veolia n’ont pas voulu passer la barre des 30 %, qui les auraient obligés à lancer une offre publique d’achat (OPA) sans conditions suspensives. Ils proposent, jusqu’au 30 septembre, 15,50 euros par action de Suez, soit une prime de 50 % par rapport au cours de clôture de l’entreprise le 30 juillet, à la veille de l’annonce de M. Clamadieu. Cela valorise la part d’Engie à 2,9 milliards et la totalité de Suez à près de 10 milliards d’euros. Est-ce que cette offre sera suffisante, alors que le titre a clôturé à 12,24 euros, vendredi 28 août ? Lundi matin, à l’ouverture, l’action Suez s’envolait de 15 %.

    L’Etat, qui possède un tiers des droits de vote chez Engie, se prononcera au sein des instances d’Engie. A ce jour, il n’a pas marqué d’hostilité au « plan Frérot »

    Si le conseil d’administration d’Engie et l’Etat actionnaire acceptent l’offre, « Veolia déposera une offre publique d’acquisition volontaire du solde des actions de Suez », indique au Monde son PDG, Antoine Frérot. Un tiers viendra de ses fonds propres, deux tiers d’autres financements, comme une augmentation de capital, indique-t-il. Un schéma qui, selon lui, « permettra à Veolia de maîtriser sa dette et de conserver le profil “investment grade” ».

    M. Frérot a informé le premier ministre, Jean Castex, d’un projet dont il rêve depuis son accession à la tête de Veolia en 2009, et qu’il n’avait pas pu réaliser lors d’une première tentative en 2012. Il a notamment insisté sur un point sensible : l’opération sera « sans effet négatif sur l’emploi en France ». L’Etat, qui possède un tiers des droits de vote chez Engie, se prononcera au sein des instances d’Engie. A ce jour, il n’a pas marqué d’hostilité au « plan Frérot ». Mais le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a prévenu, lundi, qu’il sera « vigilant » sur le respect des engagements de Veolia en matière de maintien de l’emploi en France et de « conservation des actifs stratégiques » dans l’Hexagone.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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