PSG-Metz (1-0) : un vrai miracle pour Paris

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Il fallait voir la longue étreinte de Di Maria et Herrera lorsque Draxler a inscrit le but libérateur dans les arrêts de jeu pour toucher du doigt l’incroyable pression qui pesait sur les épaules des Parisiens. Les vice-champions d’Europe s’apprêtaient à concéder un très triste match nul face à Metz au terme d’une quatrième rencontre sans but — du jamais-vu depuis 2006 — et on n’y trouvait pas grand-chose à redire tant le PSG affichait un visage besogneux et sans inspiration.

A vingt minutes de la fin du match, un spectateur avait hurlé « Réveillez-vous » dans la torpeur d’un Parc rempli au dixième de sa capacité. Si le cri a finalement eu un effet inespéré sur les joueurs parisiens, il avait aussi eu le mérite de sortir un peu de sa torpeur un public un peu assoupi devant le piètre spectacle.

La faute aux Parisiens qui ont de nouveau étalé leur incapacité à être décisif. Le mérite en revient évidemment à Oukidja qui a multiplié les parades devant Di Maria (9e, 79e), Sarabia (14e), Gueye (37e), Draxler (39e) ou Icardi (77e). L’Argentin qui effectuait son retour après son isolement pour avoir contracté le virus du Covid-19 était pourtant tout seul à huit mètres du but sur un centre de Draxler…

C’est finalement l’Allemand qui soulageait tout un club au bord de la crise de nerfs d’une tête puissante après une parade du gardien messin sur un centre de Di Maria (1-0, 90e + 2). Une belle récompense pour l’Argentin, le seul à créer un peu de frisson dans la défense mosellane. Il sera content s’il se confirme que Kylian Mbappé peut écourter sa quarantaine et disputer son premier match de la saison dimanche à Nice. Car il faudra un peu de son génie pour confirmer cette victoire à l’allure de trompe-l’œil.

Thomas Tuchel a raison de rappeler à chacune de ses interventions qu’il se présente sans la moitié de ses potentiels titulaires et avec une préparation qu’on peut qualifier au mieux de baroque au pire d’inexistante. Les décisions de la commission de discipline qui a infligé deux matchs fermes de suspension à Neymar et Parades et six à Kurzawa vont d’ailleurs continuer à lui compliquer sa tâche. Si Leonardo a rappelé lors de son interview à Canal + qu’il avait jusqu’au 5 octobre et la fin du mercato pour recruter, le directeur sportif serait tout de même inspiré d’accélérer le mouvement tant l’effectif parisien semble court.

Il suffisait de regarder le banc situé derrière le staff parisien pour constater que le PSG y avait installé cinq titis de son centre de formation accompagné de l’improbable Jesé que le champion de France continue de traîner comme un boulet depuis quatre ans. Tout vice-champion d’Europe qu’il est, Paris aura du mal à s’en sortir avec une défense composée des jeunes Dagba et Bakker sur les côtés et avec le pauvre Diallo, expulsé pour sa première titularisation depuis janvier dernier. Les joueurs finissent toujours par porter la responsabilité des résultats. Mais il faut leur reconnaître qu’ils ne sont pas franchement aidés par un recrutement au quasi point mort.

PSG : Navas – Dagba, Marquinhos (cap.), A. Diallo, Bakker (Bernat, 63e) – Draxler, Herrera, I. Gueye (Fadiga, 83e) – Sarabia (Kimpembe, 69e), Icardi, Di Maria. Entr. : Tuchel.

Metz : Oukidja – Centonze, Bronn, Boye (cap.), Fofana, Delaine – Maïga, Pajot (Angban, 86e) – Boulaya (Maziz, 81e) – Niane (Ambrose, 82e), H. Diallo (Nguette, 73e). Entr. : Hognon.


SOURCE: https://www.w24news.com

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