Sérail : voici (enfin) le misérable salaire des ministres de Biya

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    Contrairement à ce que peut laisser croire leur luxueux train de vie, les ministres camerounais font partie des fonctionnaires les moins payés dans le pays à en croire les révélations du journaliste Richard Touna reprises dans un récent livre publié sur l’ex-ministre Marafa Hamidou Yaya.

    L’auteur de l’ouvrage intitulé « Marafa Hamidou Yaya: l’automne de la colère », indique même que le salaire relativement bas des ministres Camerounais pourrait être à la base des récurrents scandales de corruption connus dans le pays ces dernières années. Extrait…

    Richard Touna (Journaliste décédée paix en son âme) nous apprenait déjà que La plupart des membres du gouvernement camerounais souhaitent que l’augmentation de la cagnotte budgétaire s’accompagne aussi d’une revalorisation de leurs salaires.

    Il n’y a pas que les petits agents de l’Etat pour se plaindre du bas niveau de leurs revenus. Les ministres de la République vivent aussi dans le stress financier. Même s’ils trouvent des compensations diverses dans de multiples opérations peu ou prou orthodoxes.

    Un ministre d’Etat de la République du Cameroun gagne aujourd’hui 794.651 f cfa décomposé ainsi qu’il suit : 257.981f cfa de traitement de base, 217.387 d’indemnité de sujétion et 319.283 f d’indemnité pour charges particulières.

    Un «simple» ministre gagne quant à lui 679.297 f cfa dont 253.876 f cfa de traitement de base, 171.975 f cfa d’indemnité pour charges particulières. Les vice-ministres, (secrétaires d’Etat) s’en sortent avec 583.328 fcfa, les délégués généraux et assimilés sont à 546.798. Ces niveaux de revenus exposent les membres du gouvernement à toutes sortes de compromissions au regard des multiples sollicitations dont ils sont l’objet.

    L’ancien ministre Garga Haman Adji dans ses «Mémoires», observe sans détours que, «si un ministre se limite à ses émoluments, à ses frais d’hôtel fixés par le budget et à la contribution de l’Etat à hauteur de 50% pour l’achat à crédit de son véhicule d’apparat et de son hôtel particulier, le tout lui créant des échéances mensuelles à précompter sur son salaire, il est hors de question que sa fonction en elle-même le rende riche comme certains le pensent.

    Ce d’autant plus que sa nomination lui attire des sujétions de tous ordres qu’il essaye tant bien que mal de surmonter». Un terreau pour la corruption et les détournements de fonds publics.

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