Un policier américain tire sept fois dans le dos d’un homme noir

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    Monde Un policier américain tire sept fois dans le dos d’un homme noir

    FAITS DIVERS L’homme a été héliporté à l’hôpital dans un état grave

    Publié le 24/08/20 à 10h40
    — Mis à jour le 24/08/20 à 15h59

    Une nouvelle bavure policière ? Un policier aurait tiré sept fois à bout portant dans le dos d’un homme
    noir, ce dimanche à
    Kenosha, dans le Wisconsin (
    Etats-Unis), ont rapporté
    plusieurs médias américains.

    Une enquête criminelle a été ouverte, ce lundi, par l’État américain du Wisconsin, a indiqué le Département de la Justice de l’État précisant que « les policiers impliqués ont été mis en congé administratif ».

    Dans une vidéo devenue virale, on aperçoit un homme noir, identifié comme Jacob Blake, un père de famille afro-américain, se diriger vers un véhicule, à pied et désarmé, suivi par plusieurs policiers. Au moment où Jacob Blake ouvre la portière avant pour pénétrer dans le véhicule, l’un des policiers lui tire plusieurs balles dans le dos – sept selon des témoins –, à bout portant. L’homme a été transporté, dans un état grave, dans un hôpital de Milwaukee, selon les autorités. Une enquête a été ouverte et confiée à une agence indépendante, selon la police de Kenosha.

    Les raisons de sa confrontation avec les policiers restent floues. Certains médias avancent que Jacob Blake interrompait une bagarre au moment où les policiers sont arrivés, tandis que d’autres ont expliqué qu’il tentait de pénétrer dans un véhicule garé. Selon la police de Kenosha, les faits se sont déroulés au moment où elle répondait à un appel pour un incident domestique.

    Ben Crump, un avocat des droits civiques, a affirmé que les trois fils de Jacob Blake se trouvaient dans la voiture, et que la victime tentait de s’interposer dans une dispute entre deux femmes. « Ils ont vu un policier tirer sur leur père. Ils seront traumatisés à vie », a-t-il affirmé sur Twitter. L’avocat représente la famille de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié à Minneapolis le 25 mai par un policier blanc, et dont la mort avait déclenché des manifestations anti-racistes à travers les États-Unis et le monde.

    Quelques heures après, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, en marge d’une manifestation sur les lieux du drame pour réclamer justice et dénoncer les violences policières, selon plusieurs médias américains​.

    A protest is happening now after a domestic incident turned into an officer-involved shooting in #Kenosha at 40th St. & 28th Ave. Police confirm one person is in serious condition.People on scene say the apparent victim is a man, and father. @CBS58 pic.twitter.com/jsg2ANSD28

    #BREAKING: Large crowd has formed outside the scene of an officer-involved shooting in #Kenosha. @KenoshaPolice say they a man is seriously hurt. People are now breaking the windows of cop cars. Warning – expletives @tmj4 pic.twitter.com/pKqbSKrZQY

    Dimanche, sur Twitter, le gouverneur du Wisconsin, Tony Evers, a confirmé que Jacob Blake avait été « abattu dans le dos à plusieurs reprises » et qu’il s’opposait à « l’usage excessif de la force et à une escalade immédiate lors de ses contacts avec les Noirs du Wisconsin. » Le gouverneur a également dénoncé les violences policières : « Bien que nous n’ayons pas encore tous les détails, ce que nous savons avec certitude, c’est qu’il n’est pas le premier homme ou la première personne noire à avoir été abattu, blessé ou tué sans pitié par des personnes chargées de l’application de la loi dans notre État ou dans notre pays ».

    Tonight, Jacob Blake was shot in the back multiple times, in broad daylight, in Kenosha, Wisconsin. Kathy and I join his family, friends, and neighbors in hoping earnestly that he will not succumb to his injuries.

    While we do not have all of the details yet, what we know for certain is that he is not the first Black man or person to have been shot or injured or mercilessly killed at the hands of individuals in law enforcement in our state or our country.

    « Dans les prochains jours, nous exigerons simplement celle des élus de notre État qui n’ont pas reconnu le racisme dans notre État et notre pays depuis trop longtemps », a-t-il poursuivi dans une série de tweets.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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