Un résultat en 15 minutes : les tests antigéniques autorisés, sauf pour les symptomatiques et cas contacts

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Ils pourraient être une solution aux longues files d’attente dans de nombreux sites de dépistage. Les tests rapides « antigéniques » du coronavirus pourront désormais être autorisés pour réaliser des opérations de dépistage dans la population générale, mais pas pour les personnes avec des symptômes ou les « cas contacts », selon un arrêté publié mercredi 16 septembre au « Journal officiel ».

« Des opérations collectives de dépistage par des tests rapides nasopharyngés d’orientation diagnostique antigéniques peuvent être autorisées par le ministre chargé de la Santé, sur proposition des directeurs généraux des agences régionales de santé intéressés, […] afin notamment de décharger les laboratoires de biologie médicale de certaines patientèles et d’améliorer les délais de transmission des résultats des tests RT-PCR », le test de référence actuel, indique le texte de l’arrêté.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré le 9 septembre que ces tests allaient être déployés dans les jours suivants à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Les tests antigéniques sont eux aussi réalisés à partir de prélèvements dans les narines, par écouvillon. Mais contrairement au test RT-PCR qui nécessite une analyse en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en « quinze à vingt minutes », avait souligné le ministre.

Il s’agit d’un « élément d’orientation diagnostique n’ayant pas vocation à se substituer au diagnostic réalisé par […] RT-PCR », précise l’arrêté. Aussi, « en cas de résultat positif », le test antigénique « doit être confirmé par la réalisation » d’un test RT-PCR.

Le texte précise également que ces tests « ne peuvent concerner ni les personnes présentant des symptômes d’infection par le virus SARS-CoV-2 ni les personnes identifiées comme des “cas contacts” » par la Caisse nationale de l’assurance-maladie. Comme le précise « l’Express », ces publics sont en effet prioritaires et doivent donc être dépistés par PCR.

Certains professionnels de santé redoutent toutefois que cette autorisation des tests antigéniques soit un peu précipitée : « Comme rien n’est prévu pour le remboursement, nous ne pouvons pas facturer. Donc nous n’allons pas en acheter », confie à « l’Express » François Blanchecotte, président du Centre national des Professions de Santé et président du Syndicat des Biologistes.

Le même arrêté ajoute par ailleurs les masseurs-kinésithérapeutes à la liste des professionnels de santé autorisés à réaliser les prélèvements nasopharyngés, « lorsque les laboratoires de biologie médicale ne disposent pas du nombre de personnels nécessaire » et après « avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de l’examen ».


SOURCE: https://www.w24news.com

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