World News – FR – Au Centre Pompidou, Matisse, peintre du bonheur, dynamite les couleurs

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Peu de gens écriraient qu’ils sont sortis « des poils d’un chat angora » de la mort C’est le mal de Matisse de sourire même au pire d’être un phénix Et de tout rejouer de sa peinture, avec des papiers découpés, à 70 ans, quand il se remet «miraculeusement» d’une opération Il se lance alors avec le feu sacré d’un rab inattendu de l’existence dans le dernier chapitre sublime de sa vie Un final très bien illustré dans l’exposition qui s’ouvre ce mercredi au Centre Pompidou « Matisse comme roman », le titre de cette exposition , est un clin d’œil à un livre de Louis Aragon, « Henri Matisse, roman », commencé précisément en 1941, juste après l’opération qui faillit tuer le peintre, lorsque les deux se lièrent à Nice

Romane, l’exposition qui célèbre le 150e anniversaire de la naissance du peintre (il est né le 31 décembre 1869, les musées fêtent toujours l’année d’après, comme l’immense rétrospective du centenaire au Grand Palais en 1970), est en son déroulement, avec sa succession de chapitres et de styles Les premiers tableaux, très beaux, ne lui semblent pas: Matisse est l’un des derniers peintres modernes à avoir appris son métier au Louvre, face aux maîtres anciens

S’il fait exploser la peinture, ce sera de l’intérieur, soufflant les couleurs Le Fauve, un contemporain de Duchamp, des cubistes, de l’art abstrait et encore plus de Picasso, ami et rival incontournable, avance contre l’avant-garde du fauvisme n’est qu’un pas vers toujours plus de lumière « Son objectif est plus thérapeutique qu’esthétique », écrit son grand spécialiste Pierre Schneider Matisse veut «soulager», «alléger», «guérir» Mots de docteur ou de chaman Des mots dont nous avons besoin Matisse ne veut pas que les gens se prennent la tête devant ses toiles, mais s’amuser, savourer ces odalisques, ces intérieurs, ces plages au sable littéralement rouge, ce nu entre mer et ciel d’un bleu pour échapper au réel avec un aller simple

Sa peinture, l’exposition veut la laisser « chanter pour elle-même », un mot que Matisse a aimé Aurélie Verdier, la commissaire, a choisi une scénographie « sévère » Les arabesques restent sur les toiles, pas dans l’accrochage: « Nous vouloir lui donner tout le souffle Son vrai problème était la difficulté de signer une rétrospective (plutôt une «fête», dit-elle) sans grands prêts américains (à une exception près) ou russes Mais les 230 œuvres présentées, dont des sculptures et de nombreux dessins, tous époustouflants, rarement exposés en raison de leur fragilité à la lumière, ont encore assez de raretés pour allumer l’œil.

La famille a prêté plusieurs tableaux estampillés de collection privée, qui révèlent notamment des dates clés de la période fauve Le musée de Grenoble a fait voyager son «Intérieur d’aubergine», qui est l’un des «grands intérieurs symphoniques» comme ceux du grand russe collections Celui que le peintre avait donné à Grenoble en 1922 n’est sorti de ce musée qu’en 1937 et 1993, en raison de sa technique de tempera rare et très fragile «L’intérieur rouge, nature morte sur une table bleue», de Düsseldorf, fait également partie du corpus majeur Les musées Matisse de Nice et le Cateau-Cambrésis, berceau de l’artiste dans le Nord, co-organisent l’exposition «Il est le Pôle Nord et moi le Pôle Sud « , disait Picasso de son meilleur ennemi et lui Mais le soleil, des deux, est plutôt Matisse

«Matisse comme un roman», Centre Pompidou (Paris Ier), jusqu’au 22 février, 11h-20h, 11-14 €

Le Centre Pompidou, Henri Matisse

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SOURCE: https://www.w24news.com

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