World News – FR – « Bang » supersonique au-dessus de Paris: non, le pilote de chasse n’avait pas la tête en l’air

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30/09/2020 à 13:57

Non, le pilote ne s’est pas endormi aux commandes Ce mercredi 30 septembre, les habitants de l’Île-de-France ont entendu un « gros boom » ressemblant à une explosion Rapidement, les craintes suscitées par ce crash se sont dissipées: c’était le « bang » supersonique d’un avion de chasse passant le mur du son

Le passage à cette vitesse au-dessus de la capitale n’est pas accidentel, mais a été autorisé, selon France Bleu, par le contrôle aérien dans le cadre d’une mission d’interception d’un aéronef civil ayant dépassé les limites de l’espace aérien restreint au-dessus de l’est de Paris, et dont le contact radio avait été perdu En alerte permanente à la base aérienne 113 de Saint-Dizier, en Haute-Marne, un Rafale a donc décollé pour mener à bien la mission de police de l’armée de l’air, qui représente près de 200 missions par an

Une fois l’avion intrus intercepté, la mission du Rafale est de le détourner, s’il n’est pas hostile, vers un aérodrome – en cas de perte de liaison radio, le pilote de l’avion de chasse ordonne de le suivre en battant ses ailes de gauche à droite – vers lesquelles il sera escorté On ne sait pas encore si l’avion qui a éclaté la bulle de protection au-dessus de la capitale était en perdition ou si sa manœuvre était intentionnelle, mais le passage supersonique était donc justifié par l’urgence

En temps normal, le survol des agglomérations est soumis à des règles très strictes: à quelques exceptions près, les avions ne sont pas autorisés à voler à une altitude allant de moins de 150 mètres au-dessus de la campagne à moins de 1500 mètres au-dessus des grandes villes , et à moins de 2000 mètres au-dessus de Paris Par ailleurs, certaines zones sont simplement interdites de survol, comme certaines bases militaires et centrales nucléaires Selon les canons de l’armée, et sauf autorisation exceptionnelle, un passage en vitesse supersonique doit être effectué à une altitude supérieure à 12000 mètres d’altitude, afin d’éviter les dommages causés par l’effet mécanique de l’onde de choc du  » bang « 

Cette détonation se produit lorsqu’un avion de chasse dépasse la vitesse de propagation des ondes sonores dans l’air – 340 mètres par seconde au sol, variant en fonction de la température et de la pression – ie 1224 km / h Cette limite est appelée Mach 1, ce qui correspond à une fois la vitesse du son – Mach 2 correspondant à deux fois la vitesse du son, etc. Une surpression d’air se forme dans un cône alors que l’avion rattrape les ondes sonores qu’il émet Le boom supersonique est en fait l’onde de choc provoquée par l’avion lorsqu’il « éclate » ce cône C’est ce qui s’est passé ce mercredi sur l’Île-de-France

Par
Louis Nadau

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Saint-Dizier – Base aérienne Robinson, Dassault Rafale, Saint-Dizier, Paris

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SOURCE: https://www.w24news.com

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