World news РFR РLes Celtics conscients de d̩fier un Heat diff̩rent РEBENE MAGAZINE

0
0

Les Celtics et le Heat se sont croisés trois fois (d’affilée) en playoffs, en 2010, 2011 et 2012. La première fois, Dwyane Wade était bien seul face au « Big Three » du Massachusetts (Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen). Les deux fois suivantes, il avait pris sa revanche grâce à son propre « Big Three », avec LeBron James et Chris Bosh.

Il a donc fallu attendre huit ans pour que les deux clubs se retrouvent, avec des reconstructions différentes.

D’un côté, Danny Ainge a utilisé son « Big Three » pour récupérer un maximum de choix de Draft à Brooklyn, qui se sont avérés précieux et lui ont permis de mettre la main sur Jaylen Brown et Jayson Tatum. En face, Pat Riley n’a jamais cru à la reconstruction par la Draft, et il a donc tout tenté pour garder une équipe compétitive, année après année. Quitte parfois à offrir de mauvais contrats (Hassan Whiteside, Dion Waiters…) dont il a dû se débarrasser.

Mais que ce soit par des choix de Draft élevés ou via des échanges et des bonnes pioches, les deux clubs ont réussi leurs paris respectifs. Même si pour les « cols bleus » de Miami, ça reste une source de motivation.

« C’est très motivant » explique ainsi Kendrick Nunn. « En regardant la liste de leurs gars et de nos gars, on voit beaucoup de gars chez nous qui viennent de nulle part (…) On trouve des sources de motivation toute la saison. Chaque semaine, chaque jour. La prochaine étape pour nous, c’est Boston, et c’est l’une de nos motivations. Avec beaucoup de gars non draftés, qui sortent de nulle part, face à un effectif différent, plein de gars draftés très haut. Donc on est impatient de faire face à ces gars et de leur montrer notre valeur, et ce qu’on peut faire. »

Alors qu’Erik Spoelstra s’est contenté de banalités au sujet des Celtics, expliquant « que Boston a traversé une série très difficile et qu’ils sont rompus aux playoffs, très bien dirigés et avec beaucoup de talent », Brad Stevens a été plus précis sur le défi que représente le Heat. Le technicien du Massachusetts a ainsi déclaré que Miami était « probablement l’équipe de l’Est qui ressemblait le plus aux Warriors dans leurs coupes et leurs shoots. »

En effet, alors que la plupart des équipes en playoffs provoquent des changements pour attaquer des défenseurs faibles en isolation, le Heat multiplie les actions en attaque, avec de multiples écrans et mouvements qui rappellent ce que Steve Kerr a mis en place à Golden State ces dernières années.

Et la comparaison ne s’arrête pas en attaque, puisqu’avec les recrutements d’Andre Iguodala et Jae Crowder, le Heat s’est construit une défense beaucoup plus solide, et capable de « switcher » à l’envi, notamment en fin de match.

« Les acquisitions d’Iguodala et Crowder lors de la deadline étaient énormes, et on le savait dès que c’est arrivé », a continué Brad Stevens. « Ça leur donne l’opportunité de jouer petit avec plus de polyvalence autour de leurs shooteurs, avec plus de talent, mais aussi des gars qui peuvent défendre sur les meilleurs joueurs adverses pendant plusieurs possessions lors des fins de match. Et ça apporte beaucoup à leur équipe. »

Lors des deux premières confrontations en saison régulière, Boston avait ainsi plutôt facilement dominé Miami, qui manquait de monde pour gérer Jayson Tatum, Jaylen Brown, Kemba Walker et Gordon Hayward sur les ailes.

Désormais, c’est une équipe différente qui se présente face aux Celtics, et le coach en est bien conscient…

« Ces gars sont intelligents, ce sont des gagnants, qui font très bien ce qu’ils savent faire », a-t-il poursuivi. « On l’a vu ici avec Crowder. Il shoote très bien, c’est vraiment un joueur intelligent, un compétiteur, et il colle avec leur équipe. Il leur a permis, alors qu’ils démarraient avec un grand cinq toute la saison (avec Meyers Leonard et Bam Adebayo dans la raquette) de débuter avec Adebayo comme pivot. Et avec tout le terrain, et tout ce « spacing », maintenant leurs forces en sont d’autant amplifiées. »

Pour poursuivre la comparaison avec les Warriors, Bam Adebayo peut ainsi reprendre un rôle à la Draymond Green, chargé de servir les extérieurs qui bougent dans tous les sens autour de lui et déstabilisent la défense.

Comme on ne sait toujours pas quand Gordon Hayward va revenir, les Celtics savent que ça ne sera pas simple de se débarrasser de cette version mutée du Heat. Mais de son côté, Miami sait aussi qu’il ne sera pas simple d’écarter Boston, capable de profiter de ses propres faiblesses.

Ralenti par la désormais fameuse « box and one » de Nick Nurse, qu’il n’a jamais réellement apprivoisée, Kemba Walker sera ainsi sans doute beaucoup plus libre face à Miami, qui a quelques joueurs « attaquables » à l’arrière. On pense notamment à Duncan Robinson, Goran Dragic ou Tyler Herro, qu’Eric Bledsoe et les Bucks n’ont (assez inexpliquablement) jamais réussi à viser, mais que Brad Stevens va sans aucun doute cibler.

Du coup, on pourrait voir pas mal de défense de zone de la part de Miami, les Celtics ayant eu du mal face à celle des Raptors. L’équipe d’Erik Spoelstra a ainsi été l’équipe qui a le plus utilisé la « zone » en saison régulière, même si elle n’a jusqu’à présent plus utilisé cette défense depuis le début de la postseason…

Mais la « zone » pourrait empêcher Kemba Walker de malmener ses défenseurs sur le pick-and-roll et sans Gordon Hayward, précieux pour torpiller cette défense proposée par le Heat en janvier, ce sera plus compliqué pour Boston.

Reste que les Celtics peuvent aussi s’appuyer sur leur défense, la meilleure des playoffs jusqu’à présent (101.9 points encaissés sur 100 possessions), qui tient ses adversaires à seulement 40.5% de réussite au tir dont 30.5% à 3-points. Personne ne fait mieux dans ces deux domaines, et il faudra continuer pour atteindre les Finals.


SOURCE: https://www.w24news.com

Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

Votre point de vue compte, donnez votre avis

Téléchargez notre application Android