World news – Un important cluster étudiant identifié à Toulouse suite à des « comportements irresponsables »

0
37

COVID-19- Les soirées étudiantes organisées à Toulouse (Haute-Garonne) ont viré au cluster. 127 étudiants ont été testés positifs au Covid-19, tandis que 327 se sont déclarés symptomatiques ou bien contacts à risque et en attente de résultats, a révélé ce lundi 14 septembre L’Hebdo Insa, le journal numérique interne de l’établissement. Par comparaison, le nombre moyen de cas par cluster s’élève à 12 selon les chiffres de Santé publique France. 

De quoi inquiéter la direction de l’école d’ingénieurs, qui a indiqué en concertation avec l’Agence régionale de santé (ARS) que les cours des quelque 3000 élèves seront assurés à distance pour une durée de deux semaines minimum, soit jusqu’au 30 septembre. Les cas contact à risque ainsi que les étudiants testés positifs seront progressivement placés en isolement, a poursuivi l’établissement. 

Bertrand Raquet, le directeur de l’INSA, a fustigé des “comportements irresponsables” de la part des étudiants, notamment le non-respect des gestes barrière quand ils se rendent dans des bars du centre-ville, en cette période d’intégration. “On a réalisé depuis environ huit jours que les consignes sanitaires n’ont pu empêcher les soirées entre étudiants à l’extérieur de l’école, surtout après plusieurs mois sans se rendre sur place, ce qui a pu entraîner de nombreuses contaminations”, a-t-il déclaré à France bleu Occitanie mardi 15 septembre. 

Et le président de l’Amicale des étudiants de l’école de confirmer. “Au sein du campus, les règles étaient bien respectées, mais il y a pu avoir des petits débordements en ville, lors de soirées en dehors de l’école, ou les gérants de bars laissent entrer trop de monde”. Depuis la rentrée, l’Insa avait pourtant déployé un protocole strict, à savoir la mise en place de cohortes bien définies limitant les brassages en enseignement, salles avec capacité d’accueil réduite, mise en place de formation en présentiel et simultanément à distance, distanciation physique, port du masque obligatoire en toutes circonstances ou nettoyages renforcés.

“Beaucoup de cours se faisaient déjà à distance”, a reconnu Pauline, élève de 3e année à La Dépêche. Selon elle, la généralisation du travail à distance n’est pas “forcément très utile” et pourrait être mal vécue par certains élèves: “le plus embêtant, c’est pour les nouveaux entrants. Cela va être plus difficile pour eux de rattraper des lacunes et de rencontrer du monde”. 

Côté personnel, en revanche la situation est “rassurante”, d’après le communiqué de l’INSA, hormis “quelques collègues déclarés cat contacts à risque”. 

Sur l’ensemble du territoire, les soirées étudiantes font plus généralement, planer un risque de contaminations en chaîne. Plus d’une dizaine de clusters ont été identifiés dans l’enseignement supérieur jusqu’ici, avec des contaminations liées majoritairement à des soirées privées, à Science-Po Lille ou  à la faculté de Nantes notamment. 

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Abonnez-vous à notre chaîne YouTube

Avec la newsletter quotidienne du HuffPost, recevez par email les infos les plus importantes et les meilleurs articles du jour.
En savoir plus


SOURCE: https://www.w24news.com

QU’EN PENSEZ-VOUS?

Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

[gs-fb-comments]

[comment-form]

Votre point de vue compte, donnez votre avis

[maxbutton id= »1″]