« Zones sans LGBTQ » en Pologne : Ursula von der Leyen tape du poing sur la table

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Dans son premier discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne a qualifié, mercredi à Bruxelles, les « zones sans LGBTQ » (personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes) de « zones sans humanité » qui « n’ont pas leur place » dans l’UE.

« La Commission proposera bientôt une stratégie visant à renforcer les droits des LGBTQ », a déclaré Ursula von der Leyen, qui a annoncé son intention de renforcer les droits des couples homoparentaux dans l’Union.

« Je plaiderai en faveur de la reconnaissance mutuelle des relations familiales dans l’UE : si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays », a-t-elle indiqué.Objectifs CO2 renforcés, obligations vertes, LGBT… les priorités d’Ursula von der Leyen pour l’UE

« Etre soi-même n’est pas une question d’idéologie. C’est votre identité. Et nul ne pourra jamais vous la retirer », a encore déclaré Ursula von der Leyen.

Un message que l’on peut percevoir comme une réponse allant dans le sens de l’alerte, lancée lundi par plusieurs eurodéputés, sur le sort réservé à cette communauté en Pologne.

En première ligne, l’Allemande Terry Reintke (Verts) avait dénoncé une « campagne présidentielle honteuse » basée sur « l’homophobie et la transphobie », et demandé une « procédure d’infraction contre les zones sans LGBTI en Pologne ».

Le député européen Pierre Karleskind (Renew Europe) a appelé la Commission européenne à ne pas avoir « peur de lancer des procédures d’infraction, d’imposer des amendes, de couper les subventions ».

En juillet, déjà, l’UE avait refusé des subventions européennes à six villes polonaises pour avoir adopté des résolutions sur des « zones libres de toute idéologie LGBTQI ».

Des manifestations se sont multipliées en Pologne en signe de solidarité avec la communauté LGBT après l’arrestation en août d’une militante à Varsovie. Des dizaines de participants à cette mobilisation avaient été arrêtés lors d’affrontements avec la police.

Avant le scrutin présidentiel de juillet, les conservateurs au pouvoir dans ce pays profondément catholique ont volontiers usé d’une rhétorique anti-LGBT. Le président Andrzej Duda, qui a été réélu, avait comparé « l’idéologie LGBT » au « néobolchevisme ».

La Pologne, dans le collimateur de Bruxelles sur les questions d’Etat de droit, est sous le coup d’une procédure déclenchée par la Commission européenne en décembre 2017 pour risque de « violation grave » des valeurs de l’UE, qui peut en théorie mener à des sanctions mais qui en pratique n’avance pas.

Ses réformes de la justice ont été condamnées à plusieurs reprises par la justice européenne pour atteinte à l’indépendance des juges.

La Commission européenne va présenter prochainement un premier rapport sur le respect de l’Etat de droit dans chaque pays de l’UE (indépendance de la justice, pluralisme des médias, lutte anticorruption).


SOURCE: https://www.w24news.com

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