Arnaque: les dirigeants de la scaap narguent le ministre des arts et de la culture

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La société civile des arts audiovisuels et photographiques (Scaap) vit dans le chaos depuis 16 ans et dans la tourmente depuis plusieurs mois.

Les dirigeants de cette société l’ont pris en otage. En 16 ans, ils n’ont jamais présenté le bilan certifié le plus bas selon les statuts. Pas de traçabilité des redevances perçues, ce qui entraîne des détournements de fonds et des auteurs de leurs droits; Pas de contrat de travail formel pour les salariés qui ne sont pas inscrits au Cnps et accumulent des arriérés exorbitants, pas de fiches de paie.

En mai 2020, lors d’un conseil d’administration, c’est la déchirure entre les 32 membres qui se sont scindés en deux groupes. Des résolutions mises de côté par certains administrateurs suspendent le Pca et le Dg. Une crise s’installe et Scaap dispose de deux conseils d’administration et donc de deux pôles de direction. L’un a été piloté par le PCA Sieur Chiemai Samuel Chop, l’autre piloté par le 1er Vice-président, Sieur Ousmanou, et désigné comme Comité de gestion provisoire. Sur le terrain, il y a une bataille entre les deux camps pour collecter les droits de licence, dont le but est inconnu.

A l’origine une autre disparition de fonds pour laquelle les principaux gestionnaires (Pca et Dg) ne donnent aucune justification. Un communiqué radio signé par le président de la Commission de contrôle des organisations de gestion collective (Ccogc) indique que la Scaap n’a pas restitué la somme de 51.161.897 Fcfa de redevances perçues.

Le 18 juin 2020, le président de la Ccogc a informé les membres du conseil d’administration qu’après l’audit «il apparaît que les résolutions signées par seize (16) administrateurs de la Scaap ont été annulées à l’unanimité par les membres de la Ccogc au vu des nombreux Irrégularités »et leur recommande de« réhabiliter le PCA et le directeur général dans leurs fonctions respectives sans autre procédure ». M. Ousmanou a écarté cette recommandation du revers de la main.

Entre-temps, le Pca a porté plainte et le président du Tpi de Yaoundé s’est déclaré incompétent. Le Sieur Ousmanou célèbre l’anniversaire, en tenant compte de l’ordre du Président du Tpi, et en informe le Ministre de l’Art et de la Culture (Minac). Narcisse Mouelle Kombi met fin à son euphorie en déclarant que « l’injonction n ° 443 / RG / CIV / 2020 du 8 juillet 2020, par laquelle le président du tribunal de première instance de Yaoundé, chef-lieu, se déclare incompétent, votre correspondance de référence Le Sieur Chiemai ne prive pas Samuel Chop de sa qualité de Président du Conseil d’Administration de Scaap, et ne vous accordera aucun droit d’administrer le Scaap.

Le Minac rentrera dans le créneau en demandant au Conseil d’Administration «d’organiser, sous la supervision effective du Ccogc, une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration de Scaap consacrée à l’audit de la gestion financière et à l’examen des deux (02) résolutions controversées du conseil d’administration le 9 mai 2020 dans un délai de trois mois. « 

Cette fois, c’est le PCA et le DG qui se braquent. Cinrj mois plus tard, à l’issue d’une réunion de réconciliation organisée entre les deux camps par la Ccogc, un Conseil d’administration est convoqué le 22 décembre 2020. A la grande surprise, on le suppose, du ministère des Arts et de la Culture et de la Ccogc, il n’est fait aucun cas lors de ce Conseil d’un examen de la gestion financière de cette lélé. encore moins de l’examen des deux i ésolutions querellées du Conseil d’administration du 09 mai 2020. Seul point a l’ordre du jour : l’organisation d’une assemblée générale dont la date est fixée au 30 janvier 2021.

A la sortie de ce conseil d’administration, les administrateurs de la Scaap sont encore plus que divisés. Ils se regardent en chiens de faïence. La Scaap a toujours deux sièges. Le comité provisoire de gestion est encore plus actif et tend même à prendre le dessus sur le camp dit légal dont le Pca et le Dg manquent considérablement de charisme.

Il faut dire que pour les dirigeants de la Scaap, le Ministère des Arts et de la Culture et la CCOGC n’existent pas. Ils n’en font qu’à leur tête, méprisent les institutions de tutelle et de contrôle, et prennent la Scaap pour leur business privé. Selon nos sources, depuis que ces dirigeants sont à la tête de la Scaap, le gros des redevances n’est pas reversé à qui de droit. Et les auteurs dans tout ça ? Si le membre du gouvernement ne peut pas remettre de l’ordre dans cette société, qui le fera ? Les auteurs devraient-ils eux-mêmes prendre leur destin en main.

La solution pour un avenir plus reluisant de la Scaap serait certainement la réinitialisation de ses instances de décision,-car cette société a besoin de renouveau. Les acteurs dans leur immense majorité reclament l’intervention du Minac comme il à fait avec la Sonacam.

REF:https://www.camerounweb.com/

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