Sérail: un coup bas d’un cadre du RDPC contre Paul Biya démantelé à Etoudi

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En 2019, à l’écoute du peuple, le chef de l’État Paul Biya, a lancé le recrutement spécial de 2000 Assistants, titulaires du Doctorat ou du PhD. La première phase a eu lieu en 2019, avec le recrutement de 1000 enseignants dans les huit universités d’État.

Bon an mal an, le processus a été rendu à son terme, même si la prise en solde de plusieurs enseignants recrutés à cet effet, n’est pas encore effective, plus d’un an après.

La seconde phase d’embauche d’enseignants d’université pour le compte de l’année 2020, aurait pu rendre sa copie depuis le 13 novembre 2020. Mais presque deux mois après, les proclamations des listes des recrues, sont toujours attendues, afin que les 500 noms d’Assistants soient dévoilés.

Il est utile de rappeler que le texte du chef de l’État, n’interdit pas aux Agents publics, de postuler. Il est juste requis d’avoir le Doctorat ou le PHD, et de ne pas être âgé de plus de 45 ans.

Mais contre toute attente, le ministre secrétaire général des Services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda ( pourtant lui-même professeur agrégé de Sciences économiques), président de la Commission de recrutement spécial, est intervenu, et changé les règles du jeu en plein match, pour emprunter au langage du football.

En effet, au cours d’une réunion dite d’urgence et à laquelle il a convié le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur ( Minesup ), Jacques Fame Ndongo, Séraphin Magloire Fouda somme étonnamment son collègue, de réitérer aux recteurs des huit universités d’État, de ne pas procéder au recrutement des fonctionnaires postulant comme enseignants d’université, à l’exception des travailleurs des secteurs de la pharmacie, de la médecine et de la biomedecine, alors que le texte du chef de l’État ordonnant le recrutement spécial de 2000 titulaires du Doctorat ou du PHD, n’exclut nullement les fonctionnaires. Bien plus, Séraphin Magloire Fouda le ministre, secrétaire général des services du Premier ministre, vient changer les règles du jeu en fin janvier 2021, alors que la publication des résultats du recrutement, est attendue.

Du côté de l’université de Yaoundé 1, l’on indique qu’il est impossible d’atteindre le quota des enseignants à recruter, en excluant les fonctionnaires. « Dans les filières scientifiques par exemple, il n’y a pas suffisamment de titulaires de Doctorat non travailleurs. La plupart des Docteurs sont des fonctionnaires. Dans ce cas, faut-il priver la Faculté des Sciences d’enseignants requis à cause d’une mesure fantaisiste du ministre, secrétaire général des services du Premier ministre !?  » Très expérimenté et rompu à la tâche, le recteur de l’Université de Yaoundé 1, le Prof. Sosso, à la demande de sa hiérarchie directe ( Jacques Fame Ndongo ), avait pourtant fait une note sur les difficultés qu’il y aurait à atteindre le quota d’enseignants à la Faculté des Sciences, compte tenu de la nouvelle loi imposée en fin de processus de traitement de dossiers, par Séraphin Magloire Fouda », fait savoir un haut cadre du ministère de l’Enseignement supérieur qui a requis l’anonymat.

Visiblement très remonté, cet enseignant de rang magistral poursuit qu’il est temps que le politique laisse véritablement les recteurs gérer techniquement les universités d’État, et que la hiérarchie directe qu’est le ministère de l’Enseignement supérieur et la Primature, se limitent à la réalisation de la politique publique en matière d’enseignement supérieur, et laissent véritablement la gestion des universités aux recteurs, leur laissant la latitude pour organiser les concours d’entrée dans leurs grandes écoles professionnelles, parce que les recteurs sont les seuls à connaître la réalité des universités qu’ils dirigent.  » Il est inadmissible que ça soit dans les services du Premier ministre, qu’on decide du nombre des places dans les grandes écoles, alors que tout cela devrait se faire par les recteurs et le ministre de l’Enseignement supérieur, en fonction des besoins exprimés par exemple par le ministère des Enseignements secondaires, pour ce qui est des Écoles normales supérieures, après statistiques des enseignants décédés et ceux allant en retraite. Le secrétariat général des services du Premier ministre devient un vrai problème, un goulot d’étranglement pour les universités, tout comme la présidence de la République l’est pour les ministères. Dans le cadre de la décentralisation, il faut laisser les universités gérer leurs réalités, parce la loi et la réglementation sont au service de l’homme, et non le contraire », hurle enfin notre interlocuteur.

Alors que le chef de l’État Paul Biya est de plus en plus à l’écoute des problèmes des Camerounais, voici que deux de ses ministres ( Jacques Fame Ndongo qui ne parvient pas à faire payer les primes de recherche des enseignants, avec tout ce que cela entraîne comme mouvements de grève à répétition des enseignants d’université), et Séraphin Magloire Fouda le président de la Commission de recrutement spécial des enseignants d’université, de par des critères inappropriés et futiles, veulent liguer les universitaires contre le chef de l’État Paul Biya.

Délaissés et prêts à descendre dans la rue, ces derniers sollicitent la salvatrice intervention du chef de l’État, par le biais du ministre d’État, secrétaire général de la présence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

REF: camer

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